mercredi 7 décembre 2016

IDEC SPORT tente de battre le record du Jules Verne


Trimaran IDEC est un maxi-trimaran lancé en 2007 et skippé de 2007 à 2015 par Francis Joyon et parrainé par le groupe IDEC. Depuis 2015, son skipper est le Chinois Guo Chuan. Le principal objectif de Francis Joyon était de reprendre le record du tour du monde en solitaire à Ellen MacArthur. Le marin de Locmariaquer a réussi en janvier 2008, la battant de plus de deux semaines, et s'est même adjugé le 2e meilleur temps autour de la planète devant des bateaux menés en équipage (Cheyenne, Géronimo, Orange…), n'ayant été devancé que par Orange II puis depuis le 20 mars 2010 par Groupama 3 et désormais depuis le 6 janvier 2012 par le Maxi Banque populaire 5.



Le trimaran est vendu en 2015 au marin chinois Guo Chuan, premier Chinois à avoir fait un tour du monde en solitaire et sans escale, et à bord duquel il disparaîtra en octobre 2016. Guo Chuan nait en janvier 1965. Il est diplômé de l'Université d'Aéronautique et Astronautique de Pékin ainsi que de l'Université de Pékin. Il fait partie d'un équipage de la Clipper Race en 2006, et de la Volvo Ocean Race en 2009. En 2012, il est le premier Chinois à boucler un tour du monde à la voile en solitaire et sans escale, en 137 jours et 20 heures, sur un monocoque de douze mètres. Il disparaît le 24 octobre 2016 à l'ouest d'Hawaï durant une tentative de battre le record de la traversée du Pacifique de San Francisco à Yokohama à bord du « Qingdao China » (ancien maxi-trimaran IDEC), son voilier de 30 mètres. Le 26 octobre 2016, le trimaran est retrouvé vide, dérivant au large d'Hawaï.



IDEC – L’équipage.
Il n’avait manqué que deux petits jours à l’équipage de Francis Joyon pour réussir l’exploit de décrocher le Trophée Jules Verne en 2015-2016. Cet amical commando de seulement six hommes a le sentiment d’avoir « un job à finir ». Francis Joyon repartira donc avec Bernard Stamm (SUI), Alex Pella (ESP), Gwénolé Gahinet (FRA), Clément Surtel (FRA) et Boris Herrmann (GER). Cinq marins venus d’horizons très différents, tous très polyvalents et portés par ce même objectif de devenir les plus rapides autour du monde.




Francis Joyon, né le 28 mai 1956 à Hanches (Eure-et-Loir), est un navigateur au palmarès impressionnant. En 2004, il est le premier marin à boucler un tour du monde sur multicoque sans escale en solitaire. Il est détenteur du record du tour du monde à la voile en solitaire en 57 j 13 h 34 min 06 s, réalisé en 2008 sur le trimaran IDEC1. Il remporte aussi la Transat anglaise en 2000.



Alex Pella : Espagnol de 43 ans (né à Barcelone le 2 novembre 1972) ; Alex Pella présente un CV nautique éclectique. Navigateur complet et préparateur aguerri, le Catalan a touché à divers supports, sur une ou plusieurs coques, et souvent avec succès. Il a commencé sa carrière en Mini 6.50 (2e de la Transat) avant de remporter la Route du Rhum en Class40, puis de beaucoup naviguer sur les grands bateaux, notamment en IMOCA60 (les bateaux du Vendée Globe) sur la Barcelona World Race qu’il a terminé à la 4e place en 2011.



Gwénolé Gahinet : Français de 32 ans (né à Vannes le 1er janvier 1984) ; Fils du regretté Gilles Gahinet – double vainqueur de la Solitaire du Figaro et d’une épique Transat en double remportée aux dépens d’Eric Tabarly en 1979 –, « Gwéno » a de qui tenir. Ingénieur en architecture navale, Gwénolé Gahinet a notamment travaillé au fameux cabinet VPLP, qui a dessiné IDEC SPORT. C’est surtout un excellent navigateur, qui a obtenu plusieurs victoires de haut vol en Mini 6.50 (la Mini Transat en 2011) et en Figaro (la Transat AG2R en 2014) avant de se lancer dans l’aventure autour du monde.



Clément Surtel : Français de 37 ans (né à Nantes le 14 novembre 1978) ; Passionné de multicoques, Clément a une énorme expérience des grands trimarans. Il était déjà préparateur du bateau lorsque celui-ci naviguait aux mains de Franck Cammas. Et avant son tour du monde embarqué l’an dernier avec IDEC SPORT, il avait déjà été dans l’équipe à terre de deux Trophées Jules Verne, en 2005 et 2010. Grisé par la vitesse et la puissance de ces formidables machines, passionné par les possibilités de développements qu’elles permettent, Clément va repartir autour du monde à bord d’un bateau qu’il connaît sur le bout des doigts.




Bernard Stamm : Suisse de 52 ans (né à Genève le 29 novembre 1963) ; Seul membre du commando IDEC SPORT à avoir déjà conquis le Trophée Jules Verne (en 2005 dans l’équipage de Bruno Peyron), Bernard a déjà gagné trois tours du monde en monocoque : deux en solitaire (Around Alone en 2003, Velux 5 Oceans en 2007) et un en double (la Barcelona World Race 2014-2015 avec Jean Le Cam). Avec également trois participations au Vendée Globe à son actif, Bernard s’est forgé une expérience hors-norme autour du monde.



Boris Hermann : Allemand de 35 ans (né à Oldenburg le 28 mai 1981) ; Boris Herrmann a l’âme d’un pionnier. En 2009, il est devenu le premier Allemand à gagner un tour du monde à la voile : la Global Ocean Race. Avant cette course, aucun Class40 n’avait sillonné les mers du Sud et franchi le cap Horn. Boris est retourné dans le Grand Sud en 60 pieds IMOCA lors de la Barcelona World Race 2010-2011, tour du monde en double qu’il a bouclé en 5e position. Boris Herrmann a l’expérience de l’hostilité des mers australes.



Samedi 3 décembre 2016: C’est vers 17H00 que le maxi-trimaran IDEC SPORT s’est amarré à Brest, port de départ du Trophée Jules Verne. Rappelons que le 20 novembre dernier, Francis Joyon et ses cinq hommes d’équipage s’étaient élancés à la conquête de ce record planétaire. Après un début de tentative très prometteur, ils avaient malheureusement étaient freinés net dans leur élan en approche de l’équateur. Voyant de précieuses heures dans leur course contre le chrono s’envoler en fumée au passage du Pot au Noir particulièrement virulent, ils ont donc décidé de faire demi-tour. Et de revenir pour mieux repartir.



Ce samedi 3 décembre 2016, moins d’une semaine après avoir remis le cap au Nord, Francis, Bernard, Alex, Clément, Boris et Gwénolé ont ramené le trimaran rouge et gris à bon port avec 24 heures d’avance sur leurs premières estimations. Les six marins d’IDEC SPORT ont en effet bénéficié des vents soutenus d’un système dépressionnaire pour ne pas traîner sur le chemin du retour, parcourant 745 milles en 24 heures à 31 nœuds de moyenne dans leur remontée vers le golfe de Gascogne. Confiants dans le potentiel du bateau, l’envie d’en découdre toujours aussi intacte, l’équipage garde l’objectif de s’élancer à nouveau dès qu’une fenêtre météo favorable voudra bien se présenter pour partir à la conquête du Trophée Jules Verne.


Parmi les clichés, on peut voir :
  • Deux des six équipiers d’IDEC en position acrobatique pour affaler la grand-voile lors de l’accostage à Brest samedi 3 décembre en fin d’après-midi. IDEC a du revenir à Brest après six jours de navigation lors de sa tentative de novembre 2016. Le trimaran est positionné afin de repartir pour tenter à nouveau de battre le record du Trophée Jules Verne.
  • Le beau sourire de Francis Joyon, immense navigateur, skipper du trimaran IDEC. Il garde le moral malgré son retour prématuré de sa tentative de battre le record du Trophée Jules Verne ; le retard accumulé au bout de sept jours de navigation rendait son objectif inatteignable.
  • Bernard Stamm, un des cinq équipiers de Francis Joyon court sur le trampoline tribord d’IDEC ce samedi 3 décembre pendant la manœuvre d’accostage à Brest, quai du Commandant Malbert.

voir quelques autres images d'IDEC SPORT sur : http://www.flickr.com/photos/gebete29/sets/
 

dimanche 4 décembre 2016

rando du 30 novembre 2016: de Plabennec au Folgoët


Eozen : Prénom masculin
Etymologie celtique : "iv", if ; Dates de Fête : 19 mai, Mémoire facultative en France - Saint Yves.
Région : Bretagne ;   Formes majeures du prénom : Yves.
Formes dérivées du prénom :
Earwin ;  Erwan(n) ;  Erwin ;  Erwine ;  Evan ;  Even ;  Ewan ;  Ewand ;  Ewen ;  If ;  Ifig ;  Irving ;  IviIvon ;  Von ;  Vonig ;  Yeun ;  Yoen ;  Youen ;  Yuna ;  Yvaine ;  Yvelin ;  Yveline ;  Yvelise ;  Yvi ;  Yvon ;  Yvonne.





Chapelle de Locmaria, Plabennec. Le site est occupé depuis la Préhistoire et à l’époque romaine. Puis une première chapelle y est édifiée au Xe siècle en dévotion à la Vierge Marie. Elle sera plusieurs fois agrandie et rénovée. Aux XVe et XVIe siècle, grâce aux revenus des fidèles, très attachés à ce lieu, un imposant clocher de 38 mètres de haut est édifié. Terminé en 1580, il domine, depuis cette date, la campagne plabennecoise. Dans le même temps, le calvaire et ses onze personnages, le maître autel en kersanton sont construits, faisant de l’ensemble une belle et grande chapelle avec son enclos. La chapelle est vendue comme bien national à la Révolution, l’ensemble est racheté par la Paroisse en 1828 puis restauré en 1841.




Vocation du site : Depuis 1976, l’association Mignoned Locmaria œuvre pour la préservation de la chapelle, elle anime et entretient le site en partenariat avec la commune. En plus du traditionnel pardon annuel de fin août, elle accueille tous les ans des concerts et expositions artistiques.




La chapelle de Locmaria dédiée à la Vierge Marie est située à 4 km au nord de Plabennec. Elle aurait été construite sur un ancien site gallo-romain, christianisé par Saint Tugdona au haut Moyen Âge. La chapelle actuelle, de style gothique, semble avoir été bâtie entre la fin du 12e siècle et le début du 16e siècle. A l’intérieur de l’édifice, jouxtant le majestueux autel en kersanton ciselé de 1512 et le retable en bois sculpté de 1682, on peut notamment admirer les douze statuettes féminines du 16e siècle qui autrefois ornaient avec élégance le porche de la chapelle. Son clocher mérite également l’attention du visiteur car il s’agit d’un remarquable clocher renaissance, épaulé de contreforts, décoré d’un double étage de beffroi terminé par une flèche pyramidale. A l’entrée du cimetière se dresse un très beau calvaire du 16e siècle comptant dix personnages ainsi que les blasons des familles du Duc de Rohan, des Carman–Lesquelen et des Carman-La-Forest. Abandonnée à la Révolution, il faudra attendre la deuxième moitié du 20e siècle pour que le site soit à nouveau véritablement mis en valeur grâce aux efforts de la municipalité et de l’association « Mignonned Loc-Maria ». Le pardon a lieu tous les ans le dernier dimanche du mois d’août.




La chapelle Saint-Ursin – Le Drennec. La chapelle porte sur l'un des contreforts du chœur la date de 1525, mais remonte probablement à une époque plus ancienne. Ses fonts baptismaux seraient la réutilisation d'une cuve gallo-romaine. Ceux-ci ont dix côtés, et, sur certaines faces, apparaissent des dessins. Trève de la paroisse du Drennec, Landouzan a été commune de 1790 à l'an VII (1798). Mal entretenue depuis la séparation de l'Église et de l'État, la chapelle tombe progressivement en ruine. Les boiseries entourant l'autel sont transférées à l'église paroissiale, ainsi que la statue de saint Ursin habillé en évêque. La statue de la Vierge avec l'Enfant Jésus est conservée à l'église Saint-Jacques de Brest, et celle de saint Pierre a disparu. Les pierres de l'ossuaire servent à réparer l'église de Léchiagat. La chapelle est restaurée par la suite mais reste vide.