jeudi 29 mars 2018

Le Pays des Abers


Le Pays des Abers nous étonne et nous charme par la diversité de ses paysages. Une marche le long de l’Aber Wrac’h, le plus grand des deux abers et une randonnée le long de l’Aber-Benoit, le plus sauvage permettent d’apprécier la richesse naturelle incomparable du Pays des Abers.



Nichée entre l’aber Wrac’h et de l’aber Benoît, au cœur du Pays des Abers, la commune de Landéda est une avancée entre la mer d’Iroise et la Manche, brassage détonnant de traditions terriennes séculaires et d’un monde maritime en mouvement.



Le Pays des Abers est à la fois une circonscription administrative (communauté de communes) et une zone touristique située dans le nord du Finistère. Un aber est un estuaire, une ancienne vallée fluviale envahie par la mer. Le « pays des Abers » comporte l'Aber Wrac'h et l'Aber Benoît. Le Pays des Abers se situe dans un triangle dont les sommets sont Saint-Pabu, Plouguerneau et Kersaint-Plabennec à 25 km au nord de Brest.



L'histoire du Pays des Abers est largement attestée dès le néolithique, l'époque des premiers agriculteurs. L'île Guénioc, au large de Saint-Pabu, abrite quatre cairns, soit douze tombes en tout, qui ont abrité, il y a environ cinq mille ans, les dépouilles de quelques-uns des plus anciens agriculteurs de Bretagne. Ce sont parmi les premiers témoignages de cette culture en Bretagne.


L'Aber-Wrac'h, dont l'intérêt stratégique avait déjà été remarqué par Vauban, reprit de son importance lors de la Première Guerre mondiale. Malgré son éloignement du théâtre principal des conflits, c'est là que des soldats américains s'installèrent en 1917, sur l'île Terc'h, qui fut rebaptisée "île aux Américains". L'île avait été choisie pour abriter une base d'hydravions, destinés à soutenir la guerre contre les sous-marins allemands qui faisait des ravages dans cette zone et verrouillaient le passage entre la Manche et l'Atlantique. La base n'entra qu'en activité en 1918 et l'armistice fut signé peu après.



Les fortifications construites par Vauban et ses successeurs connurent surtout un regain d'activité pendant la Seconde Guerre mondiale. Les Allemands les développèrent considérablement, les intégrant au "mur de l'Atlantique" qui hérissait l'ensemble des côtes de nombreux bunkers.


Le territoire du Pays des Abers compte deux abers. L'Aber Wrac'h est le plus grand des deux, la mer remonte sur 12 km dans l'aber jusqu'au lieu-dit "Le Diouris" en passant par le pont du diable. Son embouchure, large de 2 km abrite le célèbre port de plaisance de l'Aber Wrac'h. Dans le second, l'Aber Benoît, la mer remonte sur 10 km jusqu'au moulin de Tariec. Au début du siècle, plus d'une centaine de moulins se trouvaient le long de ses rives et aux alentours.


 

jeudi 7 décembre 2017

Carantec et l'île Callot


L'île Callot est une île bretonne située en face du port de Carantec. Elle est accessible à marée basse par une chaussée qui se couvre et se découvre avec la marée, ainsi que par la Passe aux Moutons, banc de sable naturel sur lequel se trouvent les îles des Rulands. La passe aux Moutons est située approximativement au niveau de mi-marée. L'île fait 2,2 km de longueur et sa largeur est variable, de quelques dizaines de mètres à 500 mètres. Le point culminant est de 38 mètres au-dessus du niveau de la mer au niveau de la chapelle. L'île était habitée par 9 familles (en 2007) et possède une école désaffectée qui accueille des expositions (sculptures, photographies, peintures) temporaires durant l'été.

L'histoire de l'île Callot s'avère en réalité étroitement liée à l'invasion de l'île par les Danois à la fin du Ve siècle. Ils investissaient l'île pour y stocker les butins issus de pillages, auxquels ils s'adonnaient sur le continent. Jusqu'au jour où le chef Breton, Rivallon Murmaczon décida de lancer une attaque contre le pirate Danois Korsolde.


Selon la légende d'Albert-Le-Grand, avant de lancer l'assaut, il pria la Vierge Toute-Puissante, afin que celle-ci lui assure sa protection durant la bataille. Il lui promit d'édifier un sanctuaire à l'emplacement de la tente du chef Danois, s'il sortait victorieux de cette lutte. Le combat fut sanglant, plusieurs milliers de Danois furent tués.


En l'an 513, Murmaczon posait la première pierre de la petite chapelle : c'est alors que les Bretons baptisèrent l'île : Enez-Itron-Varia-ar Galloud (Notre Dame de Toute Puissance). Depuis ce temps, la chapelle constitue un lieu de pèlerinage. Au XVIIe siècle, les corsaires morlaisiens la saluaient d'un coup de canon, lorsqu'ils quittaient le port pour attaquer les navires anglais. Pendant la Révolution, elle fut abîmée et transformée en poste militaire. Entre 1801 et 1808, sur demande du recteur M. Nédellec et du Maire, la chapelle fut restaurée.

L'île Callot est un ensemble granitique dont l'exploitation fut massive au XVIIe siècle. L'hôpital, la manufacture des Tabacs de Morlaix, une partie du Viaduc et de nombreuses bâtisses de la région furent construites avec du granit de Callot.


Carantec est une station balnéaire de la baie de Morlaix, classée station touristique dès 1926. Les attraits de cette commune sont également les activités proposées : la pratique de sports nautiques sur un agréable plan d'eau, le tennis grâce aux différents terrains dont dispose la commune, le football, mais également le golf.


Ancienne station balnéaire des années 1900, Carantec est connue pour son micro-climat dû à l'influence de la dérive nord atlantique, ses plages de sable et son patrimoine historique particulièrement riche. Les plages les plus importantes sont la grève Blanche, la plage du Kélenn et la plage du Clouet, la plus étendue. La station dispose aussi d'une côte à falaises qui offre des paysages remarquables (la chaise du Curé et la pointe de Pen-al-Lann), cette dernière disposant de points de vue sur la baie de Morlaix, la Rivière de Morlaix, le château du Taureau et l'île Louët.


 

vendredi 8 septembre 2017

Deuxième port de plaisance de la rade de Brest


Port du Tinduff : deuxième port de plaisance de la rade de Brest. Ancré au sud de la rade de Brest, sur le littoral de la commune très agricole de Plougastel-Daoulas, le port du Tinduff, après avoir connu pendant des décennies une activité de pêche saisonnière de la coquille Saint-Jacques et d’amendements marins destinés à l’agriculture, accueille aujourd’hui une activité destinée à la plaisance.


Equipé de 225 mouillages sur chaînes traversières ou corps-morts, le port du Tinduff est le deuxième port de plaisance de la rade de Brest. Concédé par l’Etat à la commune dès 1974, le port dispose alors d’infrastructures importantes. Faute d’entretien, celles-ci se dégradent au fil des ans. Au mois de septembre 2003, le quai de 100 mètres s’écroule lors du jusant d’une marée de vives-eaux. Ce quai est remplacé par un enrochement. Les autres infrastructures portuaires (môle et cale) font alors l’objet d’une indispensable réfection.


A compter du 2 août 2006, la gestion du port est confiée, sous le régime de l’affermage, à l’Association des Plaisanciers du port du Tinduff. Le port du Tinduff est intégré à la zone « Natura 2000 » de la rade de Brest. Les dispositions d’une directive européenne sur les installations de réception portuaires pour les déchets d’exploitation des navires et les résidus de cargaison s’appliquent également au port du Tinduff. La nécessaire évolution du port devra par conséquent tenir compte de ces paramètres environnementaux.


C’est au petit port du Tinduff que s’est installée en 1983, afin de réensemencer la rade de Brest, une écloserie de coquilles Saint Jacques. Il s’agit de l’un des deux centres de reproduction en Europe.


Les ports de Plougastel-Daoulas: en raison de sa géographie péninsulaire, la commune possède 7 ports, dont 4 reconnus juridiquement : Le port de Lauberlac'h, port traditionnel de pêche aux coquillages: coquilles Saint-Jacques, coques, palourdes, couteaux, bigorneaux. Bien abrité au fond de son anse, ce port était le lieu de chargement des fraises pour les vapeurs anglais et les Brestois y venaient manger des fraises autrefois le week-end. Une cale y fut construite en 1880.




Le port du Tinduff était autrefois le port le plus animé de la presqu'île de Plougastel, célèbre pour ses prunes que l'on transportait par bateau au marché de Brest. Il a connu son âge d'or pendant l'entre-deux-guerres avec la pêche à la coquille Saint-Jacques. C'est désormais un port de plaisance notable offrant plus de 200 mouillages. Le port du Caro faillit devenir un terminal d'approvisionnement pétrolier dans la décennie 1970 mais le projet n'aboutit pas et le port du Four à Chaux.