jeudi 7 décembre 2017

Carantec et l'île Callot


L'île Callot est une île bretonne située en face du port de Carantec. Elle est accessible à marée basse par une chaussée qui se couvre et se découvre avec la marée, ainsi que par la Passe aux Moutons, banc de sable naturel sur lequel se trouvent les îles des Rulands. La passe aux Moutons est située approximativement au niveau de mi-marée. L'île fait 2,2 km de longueur et sa largeur est variable, de quelques dizaines de mètres à 500 mètres. Le point culminant est de 38 mètres au-dessus du niveau de la mer au niveau de la chapelle. L'île était habitée par 9 familles (en 2007) et possède une école désaffectée qui accueille des expositions (sculptures, photographies, peintures) temporaires durant l'été.

L'histoire de l'île Callot s'avère en réalité étroitement liée à l'invasion de l'île par les Danois à la fin du Ve siècle. Ils investissaient l'île pour y stocker les butins issus de pillages, auxquels ils s'adonnaient sur le continent. Jusqu'au jour où le chef Breton, Rivallon Murmaczon décida de lancer une attaque contre le pirate Danois Korsolde.


Selon la légende d'Albert-Le-Grand, avant de lancer l'assaut, il pria la Vierge Toute-Puissante, afin que celle-ci lui assure sa protection durant la bataille. Il lui promit d'édifier un sanctuaire à l'emplacement de la tente du chef Danois, s'il sortait victorieux de cette lutte. Le combat fut sanglant, plusieurs milliers de Danois furent tués.


En l'an 513, Murmaczon posait la première pierre de la petite chapelle : c'est alors que les Bretons baptisèrent l'île : Enez-Itron-Varia-ar Galloud (Notre Dame de Toute Puissance). Depuis ce temps, la chapelle constitue un lieu de pèlerinage. Au XVIIe siècle, les corsaires morlaisiens la saluaient d'un coup de canon, lorsqu'ils quittaient le port pour attaquer les navires anglais. Pendant la Révolution, elle fut abîmée et transformée en poste militaire. Entre 1801 et 1808, sur demande du recteur M. Nédellec et du Maire, la chapelle fut restaurée.

L'île Callot est un ensemble granitique dont l'exploitation fut massive au XVIIe siècle. L'hôpital, la manufacture des Tabacs de Morlaix, une partie du Viaduc et de nombreuses bâtisses de la région furent construites avec du granit de Callot.


Carantec est une station balnéaire de la baie de Morlaix, classée station touristique dès 1926. Les attraits de cette commune sont également les activités proposées : la pratique de sports nautiques sur un agréable plan d'eau, le tennis grâce aux différents terrains dont dispose la commune, le football, mais également le golf.


Ancienne station balnéaire des années 1900, Carantec est connue pour son micro-climat dû à l'influence de la dérive nord atlantique, ses plages de sable et son patrimoine historique particulièrement riche. Les plages les plus importantes sont la grève Blanche, la plage du Kélenn et la plage du Clouet, la plus étendue. La station dispose aussi d'une côte à falaises qui offre des paysages remarquables (la chaise du Curé et la pointe de Pen-al-Lann), cette dernière disposant de points de vue sur la baie de Morlaix, la Rivière de Morlaix, le château du Taureau et l'île Louët.


 

vendredi 8 septembre 2017

Deuxième port de plaisance de la rade de Brest


Port du Tinduff : deuxième port de plaisance de la rade de Brest. Ancré au sud de la rade de Brest, sur le littoral de la commune très agricole de Plougastel-Daoulas, le port du Tinduff, après avoir connu pendant des décennies une activité de pêche saisonnière de la coquille Saint-Jacques et d’amendements marins destinés à l’agriculture, accueille aujourd’hui une activité destinée à la plaisance.


Equipé de 225 mouillages sur chaînes traversières ou corps-morts, le port du Tinduff est le deuxième port de plaisance de la rade de Brest. Concédé par l’Etat à la commune dès 1974, le port dispose alors d’infrastructures importantes. Faute d’entretien, celles-ci se dégradent au fil des ans. Au mois de septembre 2003, le quai de 100 mètres s’écroule lors du jusant d’une marée de vives-eaux. Ce quai est remplacé par un enrochement. Les autres infrastructures portuaires (môle et cale) font alors l’objet d’une indispensable réfection.


A compter du 2 août 2006, la gestion du port est confiée, sous le régime de l’affermage, à l’Association des Plaisanciers du port du Tinduff. Le port du Tinduff est intégré à la zone « Natura 2000 » de la rade de Brest. Les dispositions d’une directive européenne sur les installations de réception portuaires pour les déchets d’exploitation des navires et les résidus de cargaison s’appliquent également au port du Tinduff. La nécessaire évolution du port devra par conséquent tenir compte de ces paramètres environnementaux.


C’est au petit port du Tinduff que s’est installée en 1983, afin de réensemencer la rade de Brest, une écloserie de coquilles Saint Jacques. Il s’agit de l’un des deux centres de reproduction en Europe.


Les ports de Plougastel-Daoulas: en raison de sa géographie péninsulaire, la commune possède 7 ports, dont 4 reconnus juridiquement : Le port de Lauberlac'h, port traditionnel de pêche aux coquillages: coquilles Saint-Jacques, coques, palourdes, couteaux, bigorneaux. Bien abrité au fond de son anse, ce port était le lieu de chargement des fraises pour les vapeurs anglais et les Brestois y venaient manger des fraises autrefois le week-end. Une cale y fut construite en 1880.




Le port du Tinduff était autrefois le port le plus animé de la presqu'île de Plougastel, célèbre pour ses prunes que l'on transportait par bateau au marché de Brest. Il a connu son âge d'or pendant l'entre-deux-guerres avec la pêche à la coquille Saint-Jacques. C'est désormais un port de plaisance notable offrant plus de 200 mouillages. Le port du Caro faillit devenir un terminal d'approvisionnement pétrolier dans la décennie 1970 mais le projet n'aboutit pas et le port du Four à Chaux.


 

mardi 5 septembre 2017

Pré-coucher de soleil au Conquet


Le Conquet se dit Konk Leon en breton (littéralement : « anse du Léon »), c’est une cité maritime de caractère qui se situe en Bretagne dans le département du Finistère sur le territoire du Pays d’Iroise. Ce port du pays d’Iroise de 845 hectares compte aujourd’hui environ 2 700 habitants (les Conquétois et Conquétoises). Bordé par la mer et traversé par la ria (bras de mer) de l’Aber Conq, Le Conquet a pour principales activités la pêche, l’agriculture, le tourisme et la recherche scientifique marine.




La vie économique du Conquet n’est pas seulement active durant l’été, en effet la commune vit toute l’année grâce à ses nombreuses activités. Une partie de la vie économique du Conquet se situe au port, en effet ce dernier est un port crabier et de poissons de fond important dans la région (une vingtaine de bateaux de pêche). La pêche au Conquet est pourtant une industrie récente qui s’est implantée vers la fin du XIXe S. Si vous aimez le poisson frais notez que les pêcheurs vendent directement leur pêche sur le quai aux locaux et aux touristes toute l’année. Le Conquet est donc un port de pêche réputé, mais également un port de plaisance et un port de commerce qui abrite la gare maritime d’où partent les bateaux pour les îles d’Ouessant et de Molène. Outre les activités portuaires, Le Conquet a pour particularité d’avoir une vie commerçante animée. Les restaurants, cafés, commerces, etc. vous ouvrent leurs portes de janvier à décembre. La vie économique Conquétoise est donc dynamique. Des structures comme le siège du Parc naturel marin d’Iroise ou bien encore la station SNSM témoignent de la diversité des activités de la commune.





Une histoire très ancienne... On sait que le territoire est déjà occupé à l’époque néolithique grâce aux vestiges préhistoriques retrouvés sur la presqu’île de Kermorvan (allée couverte, dolmens, menhirs). Aujourd’hui, on peut encore admirer quelques vestiges de cette époque sur la presqu’île, même si la plupart ont été détruits durant la Seconde Guerre mondiale. Bien des siècles plus tard, à l’époque gallo-romaine, on pense qu’il y aurait eu un port romain à Porsliogan (portus Staliocanus).




La situation géographique du Conquet est déjà considérée à l’époque comme un atout stratégique. C’est justement cette situation qui va causer bien des troubles sur le territoire par la suite. En effet, l’histoire de la commune est rythmée par de nombreux pillages et invasions successives. Par exemple, entre le IXe S et le Xe S, Le Conquet est victime de plusieurs raids normands. Quelques siècles plus tard, on assiste à de véritables batailles entre Français et Anglais pour faire main basse sur le Conquet. En effet, ces derniers perdent et regagnent le territoire à de nombreuses reprises entre le XIIe et le XVIe S. En parallèle, le port de la cité, engagé dans le transport maritime du vin et du sel, se développe et reste prospère jusqu’à la fin du XVIIIe S.





Un port d'envergure... A cette époque, le port du Conquet dépasse même en fréquentation celui de Brest. Avec la Révolution et les guerres du premier Empire, le commerce décline peu à peu dans la commune. Il faudra attendre le milieu du XIXe S. et l’arrivée des pêcheurs de Loguivy (commune des Côtes d’Armor actuelles) pour que se développe la pêche aux crustacés dans le port du Conquet. Parallèlement, en 1829 est introduite au Conquet la fabrication industrielle de l’iode à partir des cendres de laminaires. L’usine de fabrication d’iode à partir du goémon est l’activité économique majeure du Conquet au XIXe S. La construction navale a également marqué l’histoire de la commune. Le premier chantier naval attesté date du XVIe S. Cette activité sera présente au Conquet jusqu’en 1992 (date de fermeture du dernier chantier naval sur le territoire).





Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands investissent la côte et installent un ensemble de blockhaus et de batteries pour la défense de Brest sur la presqu’île de Kermorvan. Aujourd’hui encore, on peut voir les nombreux vestiges de cette occupation sur la presqu’île. Les Allemands se rendent le 10 septembre 1944, après un mois d’encerclement autour de Kéringar. Après-guerre, Le Conquet se développe autour de trois activités principales : la pêche, l’agriculture et le tourisme.





La presqu’île de Kermorvan est un site entièrement classé Natura 2000. Natura 2000 est un réseau européen de sites naturels ou semi-naturels ayant une grande valeur patrimoniale, par la faune et la flore exceptionnelles qu'ils contiennent. La constitution du réseau Natura 2000 a pour objectif de maintenir la diversité biologique des milieux, tout en tenant compte des exigences économiques, sociales, culturelles et régionales dans une logique de développement durable. L’Europe possède une variété de climats, de paysages et de culture qui induit une très grande diversité biologique, ou «biodiversité».





Natura 2000 est un réseau de sites représentatifs de cette diversité où la préservation des habitats et des espèces naturelles de l’Union Européenne est assurée. Cette préservation de la biodiversité est au cœur du projet Natura 2000 tant celle-ci est menacée aujourd’hui à l’échelle planétaire et tant elle représente un atout majeur pour le développement des territoires. Natura 2000 représente un véritable enjeu de développement durable pour des territoires remarquables en ce qu’il permet de concilier sauvegarde de la biodiversité et maintien des activités humaines dans le cadre d’une réflexion locale animée par tous les acteurs concernés par la vie du site.