lundi 8 février 2016

randonnée en Pays pagan le 3 février 2016


Guissény est un des rares villages les pieds dans l'eau dans le Finistère Nord. Commune rurale, elle vit encore de l'agriculture mais aussi du tourisme. Les spécialités gastronomiques sont le Kig Ha Farz, le Pastès, le farz buen, la case au four, les patates Izard...

Guissény est une commune littorale de la Manche, faisant partie du Pays pagan, limitée au nord-est par un golfe marin, le Port de Tresseny, dans lequel se jette un petit fleuve côtier, le Quillimadec1, qui la sépare de Kerlouan, et à l'ouest par le Porz Olier, petite golfe marin résiduel autrefois beaucoup plus vaste, dont la majeure partie a été transformée, en raison de la construction d'une digue, par l'homme en polder (la Palud de Curnic) ou en étang (l'Étang du Curnic) qui la sépare de Plouguerneau.


Le site de Guissény, d’une superficie de 600 ha, s’étend sur les communes de Plouguerneau, Kerlouan et Guissény. Il regroupe des habitats très divers, tels que des habitats dunaires, des zones humides, une anse à sédimentation sablo-vaseuse qui joue un rôle très important en tant que site d’hivernage et de halte migratoire, et un étang saumâtre.


L’étang du Curnic est séparé de la mer dans la baie de Tressény par une digue. C’est un refuge pour de nombreux oiseaux comme les canards, les limicoles, les sternes…


La richesse du lieu, provient des activités humaines passées, associées à un contexte géologique particulier. La conjonction de ces facteurs a engendré une biodiversité exceptionnelle. Ainsi sont présentes sur le site notamment, trois espèces protégées, d’importance communautaire : la liparis de Loesel (orchidée), l’agrion de Mercure (libellule) et le damier de la succise (papillon).


Une escale ornitho Bretonne, l’étang du Curnic.  La situation de cet étang, 600 hectares "Natura 2000" de zones humides tout juste séparé de la baie par une digue et une route en font un lieu privilégié des haltes migratoires. Les oiseaux sont partout, soit coté baie, soit coté étang, on entrevoie immédiatement le potentiel ornitho du site.



La Bretagne, de par sa position à la pointe de l'Europe, est une région privilégiée pour l'observation d'espèces d'oiseaux accidentelles venues d'Amérique du Nord, notamment au cours de la migration post-nuptiale (août-octobre).



Parmi les nombreux sites réputés figurent les environs de l'étang du Curnic sur la commune de Guissény, au nord du département du Finistère : les milieux naturels diversifiés (étang, marais, polders, prairies, tourbière, grève) attirent les oiseaux de passage, parmi lesquels des raretés ont déjà été notées, dont certaines assez régulièrement : Bécasseaux tacheté et de Baird, Pipit de Richard… L'hiver est aussi une période très attrayante.



Le corps de garde est un édifice, un bâtiment où se tiennent les soldats de garde. Le bâtiment comprend généralement une seule pièce voûtée en plein cintre. Il est construit en moellons et (ou) pierres de taille de petit et moyen appareil, le plus couramment en granite et (ou) pierres locales. Les murs font entre quarante et cinquante centimètres d’épaisseur. La toiture est en dalle de granite ou plus rarement en ardoises pour des corps de garde de grande dimension. Le bâtiment est d’une longueur variant entre six mètres et trois mètres sur six à un deux mètres de largeur et d’une surface comprise entre quarante et sept mètres carrés.
A partir de la fin du 17e siècle, de petits édifices en pierre se dressent partout sur la côte. Simples corps de garde d’observation reliés aux autres par des signaux, ils peuvent aussi constituer des ensembles fortifiés. Autrefois entretenus par les paroisses littorales, les corps de garde servaient d’abri aux miliciens qui se réchauffaient devant la cheminée attendant un hypothétique ennemi... Les batteries et corps de garde étaient desservis par les milices garde-côtes : recrutés dans les paroisses littorales réunies en capitaineries, des milliers d’hommes âgés de 16 à 60 ans doivent assurer le guet de la mer : mission de surveillance des bateaux de passage : caboteurs, bateaux de pêche locaux, convois...

Les miliciens sont des gens du cru qui peuvent rester sur place pour effectuer leur service. Ils sont mobilisables entre 18 et 60 ans jusqu’à deux lieues de la côte. Il faut une taille de 5 pieds minimum pour entrer dans la milice. Les compagnies du XVIIIème siècle : les capitaineries de Brest, Lesneven - Aberwrach et Saint-Pol comprennent chacune 10 compagnies et 500 hommes. Il existe des compagnies détachées, les plus combattantes, et des compagnies de guet, s’occupant aussi du transport et des réparations.


Les officiers sont des petits nobles. La discipline est assez relâchée. La nourriture est mauvaise ; les désertions de poste sont fréquentes, à cause de l’ennui et de la faim. Elles ont souvent lieu pendant les gros travaux de ferme. Il existe un entraînement avec des exercices et des revues, le dimanche après la messe.


 

samedi 6 février 2016

Patrouilleur des Douanes, remorqueurs portuaires à BREST

Très beau patrouilleur de la Douane française, construit par les chantiers Socarenam de Boulogne-sur-Mer, le Kermorvan est entré en service en 2008, un an après son sistership, le Jacques Oudart Fourmentin. Ces deux bâtiments sont respectivement basés à Boulogne et Brest ; Long de 43.3 mètres pour une largeur de 9 mètres.

La Recouvrance démâtée.
La Gare maritime
La criée de Brest assure un ensemble de prestations :
•Entretien des infrastructures portuaires : 3e bassin à Brest ;
•Mise à disposition et entretien des moyens de débarquement à quai ;
•Fourniture de glace ;
•Fourniture de contenants adaptés pour la pêche, et la mise en vente des produits ;
•Mise à disposition et entretien des moyens de stockage sous température dirigée des produits de la mer ;
•Mise à disposition et entretien des systèmes de pesée et d'enregistrement informatiques des lots présentés à la vente ;
•Ramassage des produits débarqués dans les ports du Conquet, de l'aber Ildut et de l'aber Wrac'h ;
•Accueil des entreprises de mareyage ;
•Réalisation de prestations diverses pour les usagers (prise en charge des produits, tri, mise en ligne, transport....).
La criée de Brest organise les premières ventes des produits de la mer au travers un système d'enchères présentiel ou distant par internet. Elle dispose de moyens de stockage efficients dans une nouvelle halle à marée à l'est du 3e bassin du port de Brest.

Brest, un port de dragueurs - Le port de Brest n’est pas dans le périmètre du Parc mais  les navires qui dépendent de ce port fréquentent souvent la mer d’Iroise. C’est un point stratégique du Finistère nord, notamment par le volume des débarquements à la criée. Plus de la moitié provient des ports environnants. Le métier de la drague à bivalves domine dans le port de Brest. Historiquement, bon nombre de navires provenaient des ports riverains et s’y installaient l’hiver pour pêcher la coquille Saint-Jacques. Ils retournaient ensuite au goémon l’été. C’est toujours le cas pour certains d’entre eux.


Le Port de Brest est l'un des anciens "ports d'intérêt national" ; il est, depuis 2007, un "port de commerce transféré aux collectivités" dépendant de la Région. La C.C.I. sous-traite le remorquage à une société privée (alors que d'autres ports, Saint-Malo ou Lorient, assurent cette activité en régie directe). En 2010, le Port déclarait 1500 mouvements de navires annuels, 300 mouvements de remorquage, 500 remorques, 2 coques dont l'une de la CCI. A titre de comparaison, le nombre de remorques est de 80 à Dieppe, 250 à Caen, 186 à Cherbourg, 223 à Saint-Malo, 490 à Lorient, 190 à Bayonne, 800 à Sète et 50 à Toulon.

Le remorquage portuaire : Le rôle d’un remorqueur portuaire consiste à assister les navires lors de leur entrée, déhalage ou sortie du port lors des manœuvres d’accostage ou d’appareillage. L’utilisation de remorqueurs n’est ni obligatoire, ni automatique. Le besoin ou non d’un remorqueur est déterminé par les caractéristiques du bateau, sa taille, son type de propulsion, les conditions météorologiques, la réglementation et la configuration du port. Un remorqueur peut être requis pour l’assistance en mer à des navires en difficulté ou des missions dans le cadre de la protection de l’environnement.


La rénovation de l'immeuble Grand Large du port de commerce implique la dépose du Lamaneur et de Père et Fils, des œuvres emblématiques qui vont être expertisées avant d'être reposées.
Plaque par plaque, Le lamaneur et Père et fils, les deux fresques de l'artiste Paul Bloas, quittent les façades du Grand Large. De grandes manœuvres indispensables : cet immeuble indissociable, depuis trente ans, du port de commerce, est en pleine rénovation. Initié en avril dernier, prévu pour se terminer en octobre, ce très gros chantier de 2,6 M€, engagé par la SEMPI, la société gestionnaire du bâtiment, prévoit ravalement, désamiantage, bardage, isolation thermique...
Et la pose et la dépose de 240 m2 de fresques titanesques, « fédératrices et chères au cœur des Brestois », comme l'a souligné, mardi après-midi, leur créateur, venu examiner leur état : « Le port fait partie de mes terrains de jeu favoris, explique Paul Bloas. Brest, c'est mon port d'attache, où j'ai toujours testé mes images. »
La Compagnie maritime Penn ar Bed assure la desserte quotidienne des îles d'Ouessant, Molène et Sein dans le cadre d'un contrat de service public depuis le 1er décembre 2008. Elle a été créée en 1992 à l'initiative du conseil général du Finistère. Jusqu’au XIXe siècle, les liaisons maritimes entre le continent et les îles de la mer d’Iroise étaient compliquées et risquées. En effet, les traversées étaient assurées au gré des envies des quelques marins pêcheurs, qui à la demande des voyageurs, acceptaient ou non de les embarquer. Lorsque ceci se faisait, les traversées étaient longues et périlleuses, et la sécurité était quelque peu négligée. À cette époque, on navigue à la voile, et ce malgré la forte demande d’une unité à vapeur de haute mer.

L’Enez Eussa III est un ferry côtier (ou transbordeur) assurant la desserte quotidienne des îles d'Ouessant et Molène dans le Finistère. Il est la propriété du Conseil général du Finistère, lequel a attribué à Keolis la délégation de service public vers ces îles le 1er janvier 2009 pour 7 ans, sous la marque Penn ar Bed.
Monument américain (Cours Dajot) : Edifié par les Etats-Unis en 1932 pour commémorer les hauts faits de bravoure des forces navales des américaines et françaises pendant la première guerre mondiale. Après la Première Guerre mondiale, les État-Unis souhaitent élever dans un certain nombre de sites européens des monuments rappelant leur participation au conflit. Pour perpétuer le « souvenir des hauts faits des forces navales américaines », le choix de Brest s’impose. En effet, du 12 novembre 1917 au 28 novembre 1918, plus de 800 000 soldats venus d’outre-Atlantique débarquent d’immenses paquebots à Brest. En attendant leur transfert sur le front, ils séjournent au camp de Pontanézen, véritable ville américaine pouvant contenir 80 000 hommes. Le président Wilson (1856-1924) y est reçu triomphalement le 13 décembre 1918, alors qu’il se rend à la conférence de la paix. Nous sommes à la mi-temps des quatre années du centenaire de la Première guerre mondiale.






et pour finir, une décoration murale de restaurant sur le port, ici le "Le bœuf sur le quai" et l'affiche annonçant le spectacle à l'Avel Vor (Plougastel-Daoulas) de Brigitte, le 6 février 2016.