Samedi 19 novembre 2016 : mise en service du
téléphérique de Brest. C’est le week-end des 19 et 20 novembre 2016 que le
premier téléphérique urbain de France, à Brest, fut ouvert au public, avec deux
jours gratuits. On en parlait depuis cinq ans. L’occasion de découvrir l’engin.
Certains en ont profité pour s’amuser. Les cabines relient le futur quartier des
Capucins - qui reste vide pour le moment - à la rive gauche, en passant au-dessus
de la Penfeld.
Ce fut l’attraction du week-end, au-delà de Brest. Faire un
tour de manège gratuit (voire plusieurs) de trois minutes dans un moyen de
locomotion qu’on n’aurait pas imaginé là, changera à coup sûr de l’ordinaire.
Et la vue (pour peu que le temps ne soit pas trop bouché) vaut clairement le
détour, avec la Penfeld en dessous, le pont de Recouvrance à côté, le château,
la rade et les alentours de Brest. À quelque 70 m de positive altitude.
Alors que beaucoup s’interrogent encore sur l’utilité réelle
du projet (relier au centre-ville le nouveau quartier des Capucins) et sur son
coût (19,1 M€), surtout au moment où la Ville et la métropole cherchent à
raboter certains budgets, l’heure est à la découverte.
Le public a pu voir où en est la rénovation des Ateliers des
Capucins (les anciens ateliers de la Marine). Ils étaient ouverts aux mêmes
horaires que le téléphérique, ce week-end, puis du mardi au dimanche, de 10 h à
19 h, jusqu’à fin décembre et tous les jours ensuite. Une bien belle coquille,
vide pour le moment puisque la médiathèque doit ouvrir durant la première
quinzaine de janvier, et le reste (logements, commerces, cinéma, startups…)
dans près de trois ans.
Pour fêter sa mise en service à partir de samedi 19
novembre, le téléphérique de Brest, premier du genre en France, était gratuit
tout le week-end ! Reliant les Capucins au bas de la rue de Siam, ce nouveau
transport en commun permet au public de découvrir une vue inédite sur le
château, la rade…
Ce week-end, après une attente chez les uns et la polémique
chez les autres, le téléphérique entre en service, au-dessus de la Penfeld. Le
public pourra embarquer gratuitement pour trois minutes d’un joli panorama. Les
rafales de fin de journée pourraient toutefois écourter l’opération séduction,
aujourd’hui.
L’air du temps est à la polyvalence professionnelle et les
dix-huit régulateurs qui pilotent le téléphérique pilotent aussi le tram et les
bus. Même chose chez les cinq techniciens de maintenance, avec trois embauches
récentes pour chacun de ces deux métiers. Chez Keolis, deux mois de formation
ont été mis en place pour assurer cette montée en compétence. Ils ont été
formés de A à Z pour ce nouveau moyen de transport brestois, heureux de
travailler dans un service qui, en un temps rapproché ces dernières années, a
mis en place deux nouveaux moyens de transport.
C’est bien beau de prendre le téléphérique pour les
Capucins, mais pour y faire quoi ? Si les 15.000 hectares du plateau sont, pour
l’heure, peu attractifs, les choses vont sérieusement s’accélérer en début
d’année prochaine. Et de nouvelles pistes d’aménagement apparaissent.
Médiathèque : rendez-vous le 3 janvier 2017. Le premier
équipement public du plateau ouvrira ses portes dès le 3 janvier prochain : la
médiathèque François-Mitterrand, avec ses 9.700 m² de surface totale, ses
120.000 références en accès libre et 350.000 en réserve. Coût de l’équipement :
24,7 millions d’euros.
2017 : résidants et start-ups. C’est bien courant 2017 que
les Capucins prendront réellement vie. Les premiers habitants sont annoncés à
partir du mois d’avril, dans le programme « Riva », un ensemble de 150
logements et 4.500 m² d’activités. Les premiers résidants de la Cité
internationale (33 logements pour chercheurs et doctorants étrangers) sont
également annoncés dans les premiers mois de l’année.
À suivre : commerces, cinéma, hôtel… L’appel d’offres pour
les commerces (environ 15.000 m²) est en cours. Le choix sera effectué au début
de l’année prochaine. Sera privilégié un registre plutôt culturel et les
premiers commerces devraient ouvrir leurs portes en fin d’année prochaine.
L’une des pistes pour les Ateliers est de créer un espace
dédié à Océanopolis. Pas question de bassin, mais d’un espace permettant de
présenter Océanopolis, et de donner envie aux visiteurs et touristes d’aller
visiter l’aquarium à l’aide d’un système de visite virtuelle.
Enfin, on voit avec le Musée national de la Marine pour
rapatrier le Canot impérial de Napoléon Ier. Une embarcation longue de 18 m,
construite en 1810 et qui avait séjourné à Brest de 1814 à mai 1943, date à
laquelle elle a été mise à l’abri, à Paris.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire