samedi 6 février 2016

Patrouilleur des Douanes, remorqueurs portuaires à BREST

Très beau patrouilleur de la Douane française, construit par les chantiers Socarenam de Boulogne-sur-Mer, le Kermorvan est entré en service en 2008, un an après son sistership, le Jacques Oudart Fourmentin. Ces deux bâtiments sont respectivement basés à Boulogne et Brest ; Long de 43.3 mètres pour une largeur de 9 mètres.

La Recouvrance démâtée.
La Gare maritime
La criée de Brest assure un ensemble de prestations :
•Entretien des infrastructures portuaires : 3e bassin à Brest ;
•Mise à disposition et entretien des moyens de débarquement à quai ;
•Fourniture de glace ;
•Fourniture de contenants adaptés pour la pêche, et la mise en vente des produits ;
•Mise à disposition et entretien des moyens de stockage sous température dirigée des produits de la mer ;
•Mise à disposition et entretien des systèmes de pesée et d'enregistrement informatiques des lots présentés à la vente ;
•Ramassage des produits débarqués dans les ports du Conquet, de l'aber Ildut et de l'aber Wrac'h ;
•Accueil des entreprises de mareyage ;
•Réalisation de prestations diverses pour les usagers (prise en charge des produits, tri, mise en ligne, transport....).
La criée de Brest organise les premières ventes des produits de la mer au travers un système d'enchères présentiel ou distant par internet. Elle dispose de moyens de stockage efficients dans une nouvelle halle à marée à l'est du 3e bassin du port de Brest.

Brest, un port de dragueurs - Le port de Brest n’est pas dans le périmètre du Parc mais  les navires qui dépendent de ce port fréquentent souvent la mer d’Iroise. C’est un point stratégique du Finistère nord, notamment par le volume des débarquements à la criée. Plus de la moitié provient des ports environnants. Le métier de la drague à bivalves domine dans le port de Brest. Historiquement, bon nombre de navires provenaient des ports riverains et s’y installaient l’hiver pour pêcher la coquille Saint-Jacques. Ils retournaient ensuite au goémon l’été. C’est toujours le cas pour certains d’entre eux.


Le Port de Brest est l'un des anciens "ports d'intérêt national" ; il est, depuis 2007, un "port de commerce transféré aux collectivités" dépendant de la Région. La C.C.I. sous-traite le remorquage à une société privée (alors que d'autres ports, Saint-Malo ou Lorient, assurent cette activité en régie directe). En 2010, le Port déclarait 1500 mouvements de navires annuels, 300 mouvements de remorquage, 500 remorques, 2 coques dont l'une de la CCI. A titre de comparaison, le nombre de remorques est de 80 à Dieppe, 250 à Caen, 186 à Cherbourg, 223 à Saint-Malo, 490 à Lorient, 190 à Bayonne, 800 à Sète et 50 à Toulon.

Le remorquage portuaire : Le rôle d’un remorqueur portuaire consiste à assister les navires lors de leur entrée, déhalage ou sortie du port lors des manœuvres d’accostage ou d’appareillage. L’utilisation de remorqueurs n’est ni obligatoire, ni automatique. Le besoin ou non d’un remorqueur est déterminé par les caractéristiques du bateau, sa taille, son type de propulsion, les conditions météorologiques, la réglementation et la configuration du port. Un remorqueur peut être requis pour l’assistance en mer à des navires en difficulté ou des missions dans le cadre de la protection de l’environnement.


La rénovation de l'immeuble Grand Large du port de commerce implique la dépose du Lamaneur et de Père et Fils, des œuvres emblématiques qui vont être expertisées avant d'être reposées.
Plaque par plaque, Le lamaneur et Père et fils, les deux fresques de l'artiste Paul Bloas, quittent les façades du Grand Large. De grandes manœuvres indispensables : cet immeuble indissociable, depuis trente ans, du port de commerce, est en pleine rénovation. Initié en avril dernier, prévu pour se terminer en octobre, ce très gros chantier de 2,6 M€, engagé par la SEMPI, la société gestionnaire du bâtiment, prévoit ravalement, désamiantage, bardage, isolation thermique...
Et la pose et la dépose de 240 m2 de fresques titanesques, « fédératrices et chères au cœur des Brestois », comme l'a souligné, mardi après-midi, leur créateur, venu examiner leur état : « Le port fait partie de mes terrains de jeu favoris, explique Paul Bloas. Brest, c'est mon port d'attache, où j'ai toujours testé mes images. »
La Compagnie maritime Penn ar Bed assure la desserte quotidienne des îles d'Ouessant, Molène et Sein dans le cadre d'un contrat de service public depuis le 1er décembre 2008. Elle a été créée en 1992 à l'initiative du conseil général du Finistère. Jusqu’au XIXe siècle, les liaisons maritimes entre le continent et les îles de la mer d’Iroise étaient compliquées et risquées. En effet, les traversées étaient assurées au gré des envies des quelques marins pêcheurs, qui à la demande des voyageurs, acceptaient ou non de les embarquer. Lorsque ceci se faisait, les traversées étaient longues et périlleuses, et la sécurité était quelque peu négligée. À cette époque, on navigue à la voile, et ce malgré la forte demande d’une unité à vapeur de haute mer.

L’Enez Eussa III est un ferry côtier (ou transbordeur) assurant la desserte quotidienne des îles d'Ouessant et Molène dans le Finistère. Il est la propriété du Conseil général du Finistère, lequel a attribué à Keolis la délégation de service public vers ces îles le 1er janvier 2009 pour 7 ans, sous la marque Penn ar Bed.
Monument américain (Cours Dajot) : Edifié par les Etats-Unis en 1932 pour commémorer les hauts faits de bravoure des forces navales des américaines et françaises pendant la première guerre mondiale. Après la Première Guerre mondiale, les État-Unis souhaitent élever dans un certain nombre de sites européens des monuments rappelant leur participation au conflit. Pour perpétuer le « souvenir des hauts faits des forces navales américaines », le choix de Brest s’impose. En effet, du 12 novembre 1917 au 28 novembre 1918, plus de 800 000 soldats venus d’outre-Atlantique débarquent d’immenses paquebots à Brest. En attendant leur transfert sur le front, ils séjournent au camp de Pontanézen, véritable ville américaine pouvant contenir 80 000 hommes. Le président Wilson (1856-1924) y est reçu triomphalement le 13 décembre 1918, alors qu’il se rend à la conférence de la paix. Nous sommes à la mi-temps des quatre années du centenaire de la Première guerre mondiale.






et pour finir, une décoration murale de restaurant sur le port, ici le "Le bœuf sur le quai" et l'affiche annonçant le spectacle à l'Avel Vor (Plougastel-Daoulas) de Brigitte, le 6 février 2016.

 
 
 

 

vendredi 22 janvier 2016

Des clochers en Finistère


Clochers du Finistère.
203 édifices (79 chapelles et 125 églises) sur le département du Finistère, partiellement, sur 151 communes alors que le Finistère en compte 283 (et 330 paroisses).


Jusqu’en 1914, la paroisse forme une unité sociale, morale et mentale où se maintient la pratique religieuse. À la campagne, la paroisse, plus que la commune, unit la population. Le cléricalisme est enraciné grâce au culte des saints et à la multiplication des pardons et l’accès aux ordres constitue encore un vecteur d’ascension sociale. Mais le département n’est pas uniforme. Si le Léon est attaché à son clergé, la Cornouaille présente des unités culturelles diverses, tels que la Troménie à Locronan et le pardon de Sainte-Anne-la-Palud ou encore les manifestations du pays de Fouesnant, plus laïc.
Il y a une grande diversité de formes de clochers dans le Finistère. Quelques modèles sont particulièrement typiques de notre paysage. Leur silhouette nous est familière.


Les édifices religieux qui font partie du domaine public et ont été construits ou reconstruits dans leur majorité (plus de 50 %) entre 1801 et 1905. Après cette date, les édifices construits appartiennent au diocèse de Quimper ou aux propriétaires privés.

Les clochers Beaumanoir :
Ils sont le plus souvent au milieu du pignon occidental de l'église. Une tour à base carrée ou rectangulaire surmonte un pignon souvent asymétrique. La tour est couronnée d'un balcon entourant l'emplacement des cloches lui-même surmonté d'une flèche à 8 côtés. A côté du clocher on note une ou parfois deux petites tourelles contenant l'escalier  qui permet d'accéder au clocher.


Les clochers de type léonards :
La tour, dressée au-dessus du pignon occidental de l'église, est surmontée d'un ou deux étages plus étroits comprenant une chambre de cloches entourée d'un balcon bordé par une rambarde. Une flèche à 8 côtés entourée de 4 clochetons surmonte la tour. On note des décorations plus ou moins nombreuses sur la flèche, sur les rambardes  sur les clochetons et sous les balcons, ainsi que des gargouilles fréquentes aux quatre coins des balcons.


Les clochers de type Kreisker :
C'est une tour carrée haute et massive surmontée d'une flèche très aigue. Le haut de la tour renferme les chambres des cloches dont les ouvertures sont occultées par des volets. La flèche est entourée de quatre clochetons décorés disposés à l'aplomb des quatre coins de la tour.


 Les clochers à dôme :
La flèche est remplacée par un dôme lui-même surmonté de deux ou trois petits prolongements semi-sphériques. La tour du clocher est de forme variable, pouvant être comparable à l'un des trois modèles décrits ci-dessus.

A côté de ces modèles typiques, il existe de nombreuses variantes et formes intermédiaires. Le plus souvent, le clocher est dominé par une flèche, et cette flèche est toujours en granit.

Le conseil général du Finistère a réalisé en 2008 un inventaire exhaustif des édifices religieux publics construits entre le Concordat (1801) et la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905. Il est le préalable à la connaissance, à la valorisation et à la restauration de ces édifices.


Au début du XIXe siècle, le Finistère est considéré comme un département à part, en partie du fait de sa réserve vis-à-vis de la Révolution, de Paris et de l’emploi de la langue bretonne. Le département est divisé en deux cultures qui s’opposent : « l’une indigène (emploi de la langue bretonne), orale, rurale et paroissiale, religieuse et même cléricale ; l’autre allogène (française), écrite, urbaine, bureaucratique, laïque et même laïciste ». Mais la religion reste une composante dominante de la culture finistérienne du XIXe siècle.


La population du Finistère ne cesse de croître tout au long du XIXe siècle : de 439 000 habitants en 1800, à 617 000 habitants en 1851, jusqu’à 773 000 habitants en 1901. À partir de 1861, il devient le département breton le plus peuplé jusqu’en 1999. À partir de 1852, les grands travaux publics emploient une main-d’œuvre massive, paysanne notamment. L’industrie agro-alimentaire littorale, et le développement de la pêche incitent les populations venues du centre Bretagne à venir s’installer sur la côte, notamment dans les villes, et favorisent l’exode rural. Entre 1861 et 1911 les agglomérations comme Brest (+ 33 %), Quimper (+ 69 %) ou Quimperlé (+ 44 %) connaissent une forte croissance. D’autres villes voient ce phénomène s’intensifier comme Douarnenez (+ 182 %) et Concarneau (+ 162 %). La construction de nouvelles églises, parfois ex nihilo comme l’église Saint-Budoc dans le quartier de Beuzec-Conq à Concarneau ou bien du Sacré-Cœur à Douarnenez accompagne le développement de l’urbanisme et l’accroissement des villes. De nouveaux quartiers sont créés, de nouvelles paroisses apparaissent.

La seconde moitié du XIXe siècle est caractérisé par l’accès à la propriété, le recul de la misère, le progrès des techniques agricoles et le développement du commerce et des réseaux de communication. « L’arrivée du chemin de fer qui atteint Quimper en 1863 et Brest en 1865 va permettre de compenser en partie l’éloignement géographique d’un Finistère à l’écart des grands courants nationaux ». La construction, la reconstruction ou l’agrandissement des églises entre 1850 et 1905 s’expliquent par trois facteurs déterminants : l’essor démographique, l’orgueil rectoral ou paroissial et la ferveur religieuse. Le nombre d’habitants détermine la taille de l’édifice et les ressources. La réalisation de faux transepts, par exemple, permet des investissements financiers moins lourds.