Rando du 15 février 2017 : Départ de Bourg-Blanc,
passage à Plouvien (St-Jaoua), repas à Plabennec (de Gaulle) et retour à
Bourg-Blanc (lacs)
Saint Jaoua
est un des saints bretons plus ou moins mythique de l'Armorique primitive, non
reconnu officiellement par l'Église catholique romaine, mais qui fait l'objet
d'un culte en Bretagne. Jaoua ou Joavan ou Joevin ou Jouvin ou Jawa († vers
570), originaire des Îles Britanniques, disciple de son oncle saint Pol, abbé
de Daoulas puis évêque du Léon en Bretagne ; saint chrétien fêté le 2 mars. Jaoua
serait né dans les Îles Britanniques vers l'an 500 et serait venu en Armorique
vers 520 en compagnie de Pol Aurélien et de treize autres compagnons,
débarquant d'abord probablement à Ouessant, puis, sur le continent, à Kerber
(dans l'actuelle commune de Lampaul-Ploudalmézeau; il aurait ensuite fondé deux
monastères, l'un minihy bihan ("petit monastère"), connu au Moyen Âge
sous le nom de "monastère d'Ac'h" ou Ack) peut-être à Plouguerneau,
l'autre minihy bras ("grand monastère") serait devenu le centre
paroissial de Plouyen Koz ("vieux Plouvien") à l'emplacement de
l'actuelle chapelle Saint-Jaoua.
La chapelle Saint-Jaoua
: une église de style roman et datant du XIe siècle fut construite à
l'emplacement où a été enterré saint Jaoua et où s'élevait une première
chapelle en bois. Ce fut le site de la première église paroissiale de Plouvien, déménagé par la suite
à l'emplacement de l'église actuelle. La chapelle actuelle date du XVIe
siècle, mais réutilise des restes de l'église romane. Le tombeau de saint Jaoua
s'y trouve et la fontaine Saint-Jaoua est à proximité.
Plabennec.
Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du XIXe
siècle : « Les terrains communaux (...) sont livrés toute l'année au pâturage
au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart
de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à
Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc. Chacun y
envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose
et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les
communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement
et accroîtront la masse des terrains cultivés. (...) Les landes, marais, et
généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encre soumis à la servitude
de vaine pâture. (...) La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre
fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres. »
Charles de Gaulle,
communément appelé le général de Gaulle, né le 22 novembre 1890 à Lille et mort
le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, est un militaire, résistant,
homme d'État et écrivain français. Chef de la France libre puis dirigeant du
Comité français de Libération nationale pendant la Seconde Guerre mondiale,
président du Gouvernement provisoire de la République française de 1944 à 1946,
président du Conseil des ministres français de 1958 à 1959, instigateur de la Ve
République fondée en 1958, il est président de la République française du 8
janvier 1959 au 28 avril 1969. Il est le premier à occuper la magistrature
suprême sous la Cinquième République.
Bourg-Blanc
possède plusieurs lacs de création assez récente : entre 1960 et 1975, la
COMIREN (Compagnie Minière Renanaise) creusa les prairies des vallées pour y
rechercher le minerai d'étain (cassitérite) se trouvant dans les alluvions des
lits majeurs des cours d'eau locaux. Ces lacs constituent désormais des
réserves de pêche et des lieux de détente et de promenade ; c'est en
particulier le cas du lac communal de Breignou. On dénombre plusieurs plans
d'eau sur le territoire de Bourg-Blanc.
Creusés à l'emplacement d'anciennes prairies entre 1970 et
1975, les lacs de Bourg-Blanc, comme ceux de Saint-Renan ont
pour origine une exploitation minière d'étain par la Société Comiren (Compagnie
Minière Rennanaise). En 1957, des prospecteurs à la recherche d'uranium
découvrent que la quantité de cassitérite présente dans les filons de quartz
issus du granit stanifère (riche en étain) qui tapissent le secteur pouvait
fructueusement être exploitée. L'exploitation commence à Saint-Renan en 1960
puis se poursuit à Milizac (lac des Trois Curés) et à Bourg-Blanc. Ils
constituent des réserves de pêche et de chasse et aussi un lieu de détente, en
particulier le lac communal d'une superficie de 6 hectares dont les rives
aménagées attirent promeneurs et sportifs.
Le pot de fin de rando a été pris à Gouesnou; voici quelques images de la décoration exposée sur la place de ce village.
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