jeudi 20 février 2020

Le Lac du Drennec en hiver 2020




 Ce réservoir artificiel d'une superficie de 110 hectares, alimenté en partie par l'Élorn et le Mougau, approvisionne en eau une partie du Finistère nord, dont Brest métropole, Landerneau et Landivisiau. Des aménagements permettent la pratique d'activités comme la voile, la natation et la randonnée sur les sentiers aménagés alentour. Situé sur les communes de Commana et Sizun. Ce lac bénéficie d'un classement en 1re catégorie pour la pêche à la truite. Le barrage est achevé en 1981 et inauguré en 1982 par Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur. Il mesure 280 mètres de long et 30 mètres de haut. Il peut retenir 8,7 millions de mètres cubes d'eau.


Le barrage et les rives du lac sont gérés par le Syndicat de Bassin de l'Élorn (Établissement public territorial de bassin). Depuis décembre 2009, la retenue du barrage est équipée de turbines pour la production d'électricité. « Les monts d'Arrée sont le château d'eau du Finistère. » En effet, la pluviométrie y est plus importante que partout ailleurs dans le département. Situé au cœur du Parc naturel régional d'Armorique (PNRA), le lac du Drennec assure l'approvisionnement en eau potable d'une population d'environ 380 000 habitants de la région de Landerneau et de Brest. Il est géré par le syndicat du bassin de l'Elorn. Pourtant, les pluies étant rares ces derniers mois, le niveau du lac est au plus bas.







En service depuis 1982 - Le lac s'étend sur un peu plus d'un km² sur quatre vallées et deux communes : Commana et Sizun. Il est en forme d'étoile et deux rivières s'y jettent : l'Elorn et le Mougau. Le Lac du Drennec  dans les Monts d’Arrée est un endroit idéal pour profiter des joies de la plage, et de la baignade et pour se balader. 2 grandes plages sont situées sur le pourtour du lac : une du côté du centre nautique de l’Arrée (au niveau du restaurant Au Lac à Commana, lieudit Stamadec), et l’autre en face sur un autre accès du lac. Sur chacune des 2 grandes plages, une aire de jeux, des pelouses et tables de pique-nique. Les plages du Lac du Drennec sont autorisées à la baignade, et il est également possible de faire le tour du lac à pied ou à vélo.  Le tour du lac fait aux alentours de 7 km ! Balade agréable, éloignée de la circulation, praticable en poussette !







Le lac du Drennec, réserve d'eau et lieu magique - Au cœur des monts d'Arrée, le lac du Drennec assure l'approvisionnement en eau potable d'environ 380 000 habitants du Nord Finistère. Il est aussi un endroit de détente. Le barrage mesure 25 mètres de haut et il fonctionne de manière indépendante. « Les premières études du barrage ont commencé dans les années 1970 et l'inauguration a eu lieu en 1982. Deux villages ont été noyés : Le Drennec et son moulin, et Stamoizac'h. Les discussions ont été longues pour trouver un accord avec les familles et les agriculteurs qui habitaient sur ces terres mais le maire de Commana de l'époque, François Manac'h, qui était à l'origine du projet, a réussi finalement à convaincre et des accords financiers ont été signés. Mais comme toute construction de barrage, cela n'a pas été simple. Il reste des traces dans la mémoire collective... »





7,5 km de randonnée - Aujourd'hui, le lac du Drennec est devenu un lieu attractif pour la population des monts d'Arrée et de plus loin. En effet, les aménagements importants qui ont été faits rendent le lieu magique au milieu des montagnes. Dans un environnement préservé, les chemins de randonnée attirent beaucoup de monde toute l'année. Ainsi, le tour du lac et ses 7,5 km sont devenus le paradis des marcheurs. Dans la campagne autour du Lac du Drennec. Circuit varié où l'on peut découvrir des aspects de la campagne bretonne qui a peu changé. Traversée de landes et bois, passage par des hameaux isolés pour retrouver le lac et ses abords aménagés.










vendredi 14 février 2020

Le Pont de Recouvrance, premier pont levant au monde où circule un tramway





Le pont de Recouvrance à Brest n’offrirait pas toutes les garanties de sécurité exigées. C’est la conclusion, faussement inquiétante selon nos informations, d’un rapport d’expertise judiciaire rendu en 2017.
Une seconde expertise affirme que les bruits anormaux constatés sur le pont de Recouvrance, à Brest, ne présentent « aucun danger » pour l’ouvrage. La justice administrative devrait trancher cette année. En lançant une troisième expertise ?





Les « bruits anormaux » détectés sur le pont de Recouvrance en 2012, à la suite de lourds travaux pour supporter le poids du nouveau tram brestois, et uniquement quand le pont se lève ou s’abaisse pour laisser passer les bateaux de la Marine nationale, font-ils courir un risque aux milliers d’usagers qui empruntent chaque jour ce trait d’union entre les deux rives de Brest ? C’est ce que pouvait laisser croire la lecture d’un rapport d’expertise judiciaire rendu en 2017, par le tribunal de commerce de Paris, dans la foulée d’un long contentieux entre les entreprises chargées des travaux (Le Télégramme de samedi).




L'histoire de la ville de Brest se construit notamment autour du franchissement de la Penfeld, rivière ou bras de mer séparant le centre-ville du quartier de Recouvrance.
Avant les ponts - Pendant des siècles, le passage d'une rive à l'autre s'effectue en bateaux. Les brestois doivent s'acquitter d'un droit pour traverser. Des témoignages nous rapportent les dérives courantes des bateliers, souvent ivres, laissant les commandes aux passagers. En outre, les accidents sont fréquents et chaque noyade remet en question le système des « passiers ».





Le renouveau du pont de Recouvrance - En 2011, le pont de Recouvrance fait l'objet d'une réhabilitation pour l'élargir grâce à un nouveau tablier doté de passerelles suspendues à l'extérieur des piliers et pour être opérationnel en vue de la traversée de la nouvelle ligne de tramway (mise en service le 23 juin 2012 après quatre année de travaux).




Dans la semaine du 21 au 28 août 2011, le nouveau tablier du pont remplace l'ancien. Il est conçu par la Société Joseph Paris de Nantes, spécialiste des équipements spéciaux et ouvrages d'art avec les co-traitants Freyssinet et Endel. Le montant de la rénovation du pont est de 15,5 Millions d'euro dont 7,5 Millions d'euros pour la société Joseph Paris. Il aura fallu 1 an et demi de travail, 17.000 heures d'études et 67.000 heures de fabrication en Belgique pour réaménager le premier pont levant au monde où circule un tramway.


Le pont de Recouvrance réaménagé révolutionne la traversée de la Penfeld en s'adaptant aux déplacements doux en toute sécurité (Marche à pied, cycle, trottinette, planche à roulette, poussette d'enfants, roller, etc...).







jeudi 12 décembre 2019

Sanary, ses Mousquemers, ses pigeons, son église Saint-Nazaire, ses couchers de soleil…

après le changement d'heure en automne où l'on passe de l'heure d'été (heure Bravo) à l'heure d'hiver (heure Alfa) le soleil se couche très tôt, on se fait surprendre à chaque fois qu'on se promène à Sanary lorsqu'on se croit au milieu de l'après-midi...






les pigeons sont totalement domestiqués à Sanary, ils amusent les promeneurs sur le quai du splendide port où les pointus forment le plus beau des décors portuaires en Provence. La façon de marcher des pigeons fait automatiquement sourire, ça contribue à l'atmosphère décontractée qui fait l'art de vivre de grande qualité de Sanary.






En 1570, devant l’accroissement de la population, les habitants de Sanary décident de construire leur église sur l’emplacement du prieuré des moines de Saint Victor et la dédient à saint Nazaire.
Jusque-là, le hameau de Saint-Nazaire dépend de la paroisse. A partir de 1570, sont ouverts les premiers registres paroissiaux. C’est le début d’une véritable vie religieuse indépendante couronnée par la venue le 26 juillet 1650, et en grande cérémonie, des reliques de saint Nazaire. A la fin du XIXème siècle Marius Michel dit Michel Pacha ancien maire décide d’offrir à sa ville natale une nouvelle église. Elle est construite sur les plans de l’architecte Paul Page à l’emplacement de la précédente, ce qui génère une certaine opposition. Elle est bénie le 31 juillet 1892. L’orgue de l’ancienne église, un Charles Gazeau du XIXème, disparut sans doute lors de la démolition. Dans l’église nouvelle, Mader installe et agrandit un petit orgue de John Abbey offert par Camille Saint-Saëns à Michel Pacha. Un siècle plus tard, l’état de l’instrument conduit la ville, avec le concours du ministère de la culture, à commander la construction d’un nouvel orgue installé en 2009. Le choix se porte sur un orgue de 30 jeux aux qualités acoustiques exceptionnelles offrant un large éventail musical par l’adoption du principe de la résonance.








Au théâtre Galli deux Massaïs montent la garde. Ces statues des bergers africains sont d'une remarquable ressemblance. 




un immense cinq mâts a fait escale à Sanary, mais il était mouillé assez loin du rivage... Un cinq-mâts (five-masted ship ou five-mast ship en anglais) est un navire à voiles doté de cinq mâts, soit d'avant en arrière le mât de misaine, le grand mât avant, le grand mât central, le grand mât arrière et le mât d'artimon.




La flore méditerranéenne est la végétation caractéristique des régions de climat méditerranéen. Elle regroupe l'ensemble des espèces végétales qui y croissent spontanément ainsi que certaines espèces acclimatées qui s'y sont bien adaptées telles le mimosa et le figuier de Barbarie.Son aire d'extension correspond approximativement à l'aire de l'olivier. La flore méditerranéenne typique se trouve essentiellement dans les régions côtières de la Méditerranée caractérisées par des étés chauds et secs et par des hivers doux et plus humides, ainsi que dans certaines zones de l'arrière-pays aux hivers sensiblement plus rigoureux.








Deux officiers de marine Philippe Tailliez, Jean-Yves Cousteau et un civil, Frédéric Dumas, créent un groupe d’études et de recherches sous-marines, le GERS, chargé d’étudier le matériel de plongée, le déminage, le renflouement d’épaves et la formation des scaphandriers. Une équipe de plongeurs se met alors en place. Elle est aidée par de nombreux volontaires, dont le premier maître de manœuvre Maurice Fargues, moniteur à l’école de scaphandriers. Elle participe à l’expertise des épaves de la flotte sabordée en 1942 dans la rade de Toulon. En 1946, à bord de l’aviso « Elie-Monnier », les plongeurs du GERS travaillent aux côtés des « pieds lourds », nom usuel pour les scaphandriers, qui jouent du chalumeau pour détruire les mines allemandes. L’année 1947 est celle des records de profondeur en plongée ! Frédéric Dumas ouvre le bal avec 93m ; toute l’équipe suit jusqu’à 90m et Cousteau atteint les 100m ! Le Musée Frédéric-Dumas honore la mémoire de ces pionniers de la plongée sous-marine autonome en conservant et en présentant des collections d’objets anciens liés à l’histoire de la pénétration du milieu sous-marin par l’homme.
Les Mousquemers. Sanary occupe une place exceptionnelle dans l'histoire de la plongée autonome, elle-même indissociable de l'aventure des "Mousquemers" Frédéric Dumas, Philippe Tailliez et Jacques-Yves Cousteau.
Les Mousquemers : Philippe Tailliez : Il est considéré comme le pionnier des eaux. C’est l’inventeur de la nage du dauphin et il est à l’origine de l’appellation des « Mousquemers ». Premier commandant du Gers et de l’école de la plongée de la Marine Nationale. Jacques –Yves Cousteau : Acteur mythique du monde sous-marin, il a vécu à Sanary. Sa villa « Le Baobab » est toujours habitée par son fils Jean Michel Cousteau digne successeur de son père, de par ses activités consacrées à la plongée sous-marine aux Etats-Unis (Ocean Futures Society). C’est à Bandol qu’il teste pour la première fois avec Dumas, Tailliez et des amis le détendeur conçu par Emile Gagnan en juin 1943. Frédéric Dumas : C’est à Sanary, à Portissol, que Frédéric Dumas fait l’apprentissage du monde sous-marin. Cousteau écrit de « didi » qu’il est sans doute le meilleur plongeur de l’époque. Aux Embiez, il rencontre Philippe Tailliez qui le présente à Jacques Yves Cousteau. À leurs débuts, ils explorent les côtes entre La Londe et Marseille, et tournent leurs films sous-marins, en 1942, au Brusc « Par 18 mètres de fonds », pratiquement en apnée. On lui doit de nombreux ouvrages parmi lesquels « Le monde du silence », « Epaves antiques », « 30 siècles sous la mer »…








Si quelques noms viennent immédiatement à l'esprit lorsque l'on évoque les premiers coups de palmes donnés sous la surface de la mer, on en ignore des dizaines d'autres. En France, dès les années 30, des hommes comme Jean Painlevé et Yves Le Prieur, puis dans les années 40, Louis De Corlieu et Georges Commeinhes, furent les premiers vulgarisateurs des incursions sous-marines.
C'est à partir de 1943 que Jacques-Yves Cousteau, Philippe Tailliez et Frédéric Dumas firent entrer la plongée autonome dans l'ère moderne. Ils deviendront « Les MOUSQUEMERS » terme créé par Philippe Tailliez en 1975. Avant d'être des plongeurs, la très grande majorité des pionniers de la plongée furent des chasseurs sous-marins. Armé d'un simple harpon ou d'une arbalète rudimentaire, le chasseur allait sous l'eau le corps nu, sans palme, portant de simples lunettes binoculaires. A cette époque, à Nice, à Antibes, à Marseille, à Sanary, des inventeurs, des chasseurs, de simples curieux tentaient de découvrir les fonds sous-marins. L’un des plus célèbres fut Frédéric DUMAS à Sanary. Il participa par la suite aux essais du Scaphandre autonome mis au point par Le Cdt Cousteau et l’ingénieur Gagnan.
C'est pour montrer au plus grand nombre ce que furent les balbutiements de la plongée et pour rendre hommage à ce Sanaryen célèbre, qui fut donc l'un des plus brillants pionniers de la chasse et de la plongée qu'a été créé à Sanary, le Musée Frédéric Dumas. Les trésors qu'il recèle sont exposés à quelques coups de palmes de lieux historiques qui ont fait de "Sanary la cité historique de la plongée sous-marine."
Musée Frédéric Dumas. En avril 1945, un trio de passionnés de plongée, créent un groupe d’études et de recherches sous-marines.








Moins d’un an après avoir reçu le très sélectif label « Station Nautique », la Ville de Sanary a eu le privilège d’être distinguée par le réseau « France Station Nautique » pour deux initiatives particulièrement innovantes. L’aménagement d’une rampe d’accès de la plage du Lido pour les personnes à mobilité réduite a été couronné d’un 1er prix de l’innovation dans la section Accessibilité, alors que l’action municipale « objectif Port Propre : débourbeurs, décanteurs et déshuileurs » recevait un 2ème prix dans la section Environnement.
Rappelons que chacune de 34 communes labellisées « Station Nautique » peut concourir à l’attribution de ces prix. La remise des diplômes a eu lieu lors de l’assemblée générale de « France Station Nautique », qui se tient chaque année durant le Salon Nautique, début décembre. Une belle reconnaissance de la politique municipale dans ces domaines essentiels, alors même que le jury national des Villes et des Villages Fleuris a salué notre action pédagogique en matière de développement durable en décernant également à Sanary un prix spécial !










Le réseau France Station Nautique rassemble 33 Stations Nautiques, représentant 230 communes à travers 11 nouvelles régions administratives en métropole mais également en Guadeloupe et en Martinique.

France Station Nautique est avant tout un label de qualité: c'est, pour les usagers des sports de loisirs nautiques, la garantie de disposer d'équipements performants, d'un encadrement qualifié et d'une large palette d'activités. Séjourner dans une Station Nautique, c'est la certitude de disposer des moyens nécessaires pour une pratique optimale.
Aujourd'hui, cette démarche de qualité se décline en des niveaux symbolisés par des étoiles. En 2016, la commune de Sanary-sur-Mer s'était lancé dans cette démarche de labellisation et avait obtenu un classement 2 étoiles en janvier 2017 (le maximum pour une première entrée dans le réseau) pour une durée de 5 ans. Ainsi, dès la saison estivale 2017, la commune a mis en place toute une série d’événements ou de nouvelles structures favorables au développement de ce label afin d'obtenir sa quatrième étoile.






Sanary, “la perle inattendue de la méditerranée”. Sanary sur Mer, authentique port de pêche, situé au cœur de la Provence, entre Marseille et Toulon, vous accueille en été comme en hiver avec ses traditions provençales et sa douceur de vivre.
Flâner dans ses rues piétonnes pour découvrir ses charmes : mosaïque des façades de couleur baignées de soleil, chaleur et accueil des commerces locaux, placettes ombragées hors du temps et rafraîchies de l’eau d’une fontaine… et jamais bien loin, le port aux odeurs salines, où barques et « pointus » s’abritent du Mistral.
Sur les quais comme dans les ruelles les terrasses des cafés vous invitent, promeneur fatigué, au farniente.