lundi 24 août 2015

Le cheval dragon nantais


La compagnie nantaise "la Machine" organise le spectacle "L’esprit du cheval dragon" ou longma jingshen les 17, 18 et 19 octobre 2014 au Parc olympique de Pékin.
Cette performance théâtrale est réalisée dans le cadre du cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine, sous l’égide de la municipalité de Pékin et de l’Ambassade de France en Chine. Tout au long de l’année, des centaines d’événements se tiennent en France et en Chine et illustrent toute la richesse et le dynamisme du partenariat franco-chinois dans tous les domaines et le président Xi Jinping s’est rendu en France en mars, pour une première visite d’Etat.
Le cheval dragon, symbole du cinquantenaire des relations franco-chinoises ; Pourquoi un cheval-dragon ? Car, selon le calendrier lunaire chinois, 2014 est l’année du cheval et 1964 l’année du dragon. Le cheval dragon est un esprit ailé des légendes antiques chinoises, tandis que les signes astrologiques du cheval et du dragon sont deux symboles de vigueur et de force. Le proverbe chinois « l’esprit du cheval dragon » désigne quelque chose ou quelqu’un d’âge mûr mais rempli de vitalité.
Le cheval dragon est le produit du travail mené en seulement un an par plusieurs dizaines d’artisans français. Tête et ailes de dragon et corps de cheval, il a été sculpté dans un bois spécial, d’une couleur jaune orangé.
Il mesure 13m de long et 12m de haut – 16 avec ses ailes déployées. Son poids est de 45 tonnes. La créature est contrôlée par des équipements et un système électronique des plus avancés, opérés par 15 comédiens et techniciens qui lui donneront vie en animant ses muscles, son regard et sa gueule. Le cheval-dragon est comme un véritable être vivant : il peut marcher (vitesse maxi de 7km par heure) mais il est aussi capable de galoper, de se cabrer, de se coucher ou encore de reculer. De la fumée sort de ses naseaux. "Long-Ma" est même capable de cracher du feu.

Après sa présentation à Pékin en octobre 2014, Long Ma, l’une des dernières machines conçues par François Delarozière et son équipe, est de retour à Nantes, berceau de sa naissance. 

Créée pour célébrer le 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine, cette créature de bois et d’acier au corps de cheval et à la tête de dragon a fait ses premiers pas sur l’île de Nantes vendredi 14 août 2015.

 Pour l’apercevoir, il faut partir à sa recherche sur le Parc des Chantiers. Vous le découvrirez ainsi endormi, au galop, crachant du feu ou mangeant à la cime d’un arbre. Il ne s’agit pas d’un spectacle, mais d’une présence vivante et spectaculaire dans l’espace public, jusqu’au 23 août 2015.
 
Les horaires de ses apparitions sont donnés au jour le jour sur les sites de La Machine, de Voyage à Nantes et de Nantes Tourisme et leur facebook. Un tableau des horaires pourra également être consulté à l’entrée de l’atelier de la compagnie.
 
Les Nantais avaient pu découvrir le cheval dragon fin août 2014, avant qu’il ne s’envole pour la Chine. Le cheval-dragon Long Ma, l’une des dernières machines conçues par François Delarozière et son équipe, est de retour dans la Cité des Ducs! 

L’énorme créature articulée, haute de 12 mètres, est en effet l'invité vedette du Voyage à Nantes 2015. Le public pourra la voir se déplacer librement sur la pointe ouest de l’île de Nantes pendant dix jours, à partir de ce vendredi et jusqu'au 23 août 2015. Il assistera à son réveil, un peu à la manière des Géants de Royal de Luxe.


Il mange, crache du feu, dort - « Il faudra partir à sa recherche pour le découvrir endormi, au galop, crachant du feu ou mangeant à la cime d’un arbre. Les horaires de ses apparitions seront donnés au jour le jour sur les sites de La Machine, du Voyage à Nantes et de Nantes Tourisme ».



 

dimanche 23 août 2015

Rando Vélo en solo; L'Hermione quitte Brest





Le matin de lundi 17 août 2015, à 9 h, L’Hermione a largué les amarres pour rejoindre Bordeaux, après une semaine passée au port de Brest.




Une escale qui a attiré un grand nombre de curieux sur le quai Malbert : chaque jour, ils étaient entre 20.000 et 25.000 à admirer la réplique de la frégate de La Fayette. Un succès qui a dépassé toutes les espérances des organisateurs de Brest événement nautique : « On avait tablé sur des prévisions à 1.000 tickets par jour mais devant la demande, on a dû libérer de nouveaux créneaux pour les visites à bord ».



On estime le nombre de billets vendus dans la semaine à 12.000. Jeudi 20 août, le bateau a atteint Bordeaux, où il séjournera jusqu’au 26 août avant de rejoindre son port d’attache, Rochefort (17), le 29 août. Pour revoir L’Hermione à Brest, il faudra attendre un peu moins d’un an, pour les Tonnerres de Brest 2016.



La frégate Hermione a quitté Brest, le 17 août, en début de matinée, devant un public nombreux. Elle a navigué en direction de Bordeaux et est arrivée jeudi 20 août. Après avoir attiré, la semaine passée, 172.000 personnes sur le quai Malbert, à Brest, la réplique d’un navire de guerre datant du XVIIIe siècle a connu le même succès en passant le Raz de Sein, dans l’après-midi. Des centaines de badauds ont admiré depuis le continent L’Hermione.





Il faudra attendre juillet 2016 pour revoir la frégate dans le Finistère, lors des fêtes maritimes de Brest.



 

samedi 22 août 2015

la Frégate de la Liberté, l'HERMIONE

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et lien pour accéder directement à mon vidéo-montage: http://www.kizoa.fr/Montage-Video/d24189956kP213830246o1l1/frégate-de-la-libeté-lhermione

Mi-août 2015: l'HERMIONE à BREST


L’Hermione. Escale de prestige à Brest



Après son périple dans l’Atlantique Nord, couronné de succès, L’Hermione, réplique de la frégate de La Fayette, est revenue à Brest, ce 10 août 2015, pour une semaine au cours de laquelle il fut possible de la visiter et d’avoir un avant-goût des fêtes maritimes de 2016. Le port de Brest a accueilli  une invitée prestigieuse : L’Hermione, reconstitution à l’identique de la frégate royale qui transporta La Fayette en 1780 au secours des « Insurgents » de la Nation américaine naissante. La présence à quai de ce splendide navire a illustré durant une semaine l’ancienneté des relations entre Brest et les États-Unis.




C’est à Brest que L’Hermione a fêté son retour en métropole, après un grand voyage inaugural sur l’Atlantique Nord, un périple marqué par 13 escales publiques couronnées de succès et très médiatisées sur la côte Est des États-Unis, au Mexique et à Saint-Pierre-et-Miquelon. Plus de 55.000 visiteurs en ont profité pour monter à bord de ce joyau des mers et échanger avec son équipage placé sous le commandement de Yann Cariou et composé de 15 marins professionnels et de 160 gabiers volontaires, sélectionnés et formés tout au long de l’année 2014, qui se sont relayés à bord durant les quatre mois de ce voyage.



La réplique historique a reçu un accueil à son arrivée à Brest. Plus de 200 bateaux pour accompagner L’Hermione et des milliers d’admirateurs massés sur les quais.



L’arrivée de L’Hermione à Brest, au terme de sa traversée retour de l’Atlantique, vient illustrer les liens historiques entre la France et les États-Unis. C’est, en effet, à Brest que le marquis de La Fayette avait rejoint la France après son premier engagement pour la cause des « Insurgents » américains. Et c’est aussi de Brest, alors le port militaire le plus important de France, que, quelques mois après la traversée de La Fayette sur L’Hermione, avait embarqué le corps expéditionnaire du général révolutionnaire Rochambeau, futur vainqueur de la bataille de Yorktown, entraînant la victoire décisive des insurgés américains et de leurs alliés français dans leur lutte pour l’indépendance contre la puissance coloniale britannique.



La venue de L’Hermione était souhaitée par ses hôtes brestois à plus d’un titre : elle permet d’abord d’offrir aux visiteurs un avant-goût des fêtes maritimes de Brest 2016, dont les USA seront, avec la Russie, l’un des invités d’honneur, et de mettre aussi en lumière l’ancienneté et l’ancienneté et la profondeur des relations entre la cité du Ponant et les États-Unis. Au cours de la Première Guerre mondiale, les premiers navires américains engagés dans le conflit en Europe arrivèrent à Brest le 12 novembre 1917. Au final, plus de 800.000 GI y débarquèrent entre 1917 et 1918, faisant de son port le plus important des États-Unis en France.



Ce fut aussi à Brest que débarqua, le 26 décembre 1917, le premier orchestre de jazz afro-américain du 369e régiment d’infanterie. Et finalement ce fut à Brest encore que choisit de débarquer le président Woodrow Wilson, le 13 décembre 1918, lorsqu’il se rendit en France sur le George-Washington pour la conférence, puis la signature de la paix. Il y revint le 13 mars et le 30 juin 1919. Le quai Malbert, au port de commerce, est d’ailleurs surplombé par le Monument américain du cours Dajot, qui rend hommage à ces combattants américains en Europe au cours de la Première Guerre mondiale. Inauguré en 1937 et construit à l’origine en granite gris, il fut détruit par les Allemands le 4 juillet 1941 et reconstruit après-guerre, en granite rose.




Brest fut également libérée par la IIIe armée US le 19 septembre 1944, après un terrible siège de 39 jours. Devant l’ampleur des ruines de la ville, l’épouse du général Eisenhower convainquit en 1948 les habitants de Denver de parrainer la ville de Brest, notamment ses écoles qui manquaient alors de tout. Et en 1962, ce parrainage fut transformé en jumelage, le premier unissant une ville européenne et une ville des États-Unis.



Plus de 200 bateaux et des milliers de spectateurs émerveillés ont réservé un accueil des plus chaleureux à L’Hermione, qui a marqué son arrivée par des coups de canon avant d’accoster à Brest.



Bon sang que ça a de la gueule une arrivée à Brest ! Partie depuis quatre mois, L’Hermione a bouclé hier son grand périple américain, après une transat retour qui a battu tous les records. Deux semaines et demie seulement pour rallier Brest et se payer le luxe d’accoster quinze minutes en avance sur l’horaire annoncé. Définitivement plus ponctuelle que les bêtes de course en carbone ! Le vent portant a poussé jusque dans la rade le grand voilier à peine marqué par ses 100 jours de mer et ses deux derniers coups de tabac essuyés sur un Atlantique aussi tonique que viril.



A la fin de l'année 1992, à l'initiative de quelques membres du Centre International de la Mer installé à la Corderie Royale et de plusieurs élus de la Ville de Rochefort - en commençant par son Maire Jean-Louis Frot, l'Association Hermione-La Fayette voit le jour, présidé par Erik Orsenna. Pendant près de 5 ans, ces quelques passionnés vont œuvrer pour que le projet de reconstruction de l'Hermione devienne une réalité. En 1996, l'association, jusqu'alors uniquement constituée de ses fondateurs, s'ouvre aux sympathisants (membres associés) qui sont aujourd'hui plusieurs milliers.



Plusieurs dossiers sont menés de front : la recherche des sources historiques et la reconstitution des plans, la recherche des premiers financements, puis le lancement d'un appel d'offres pour identifier et retenir un constructeur... A la barre de l'Association Hermione-La Fayette, armateur du navire, une équipe de passionnés, bénévoles travaillent à la réalisation de ce grand chantier de patrimoine. Ils sont réunis au sein d'un Conseil d'Administration.



Benedict Donnelly est président de l'Association Hermione-La Fayette depuis 1994. Fils d'un citoyen américain qui participa au débarquement de Normandie, Benedict Donnelly est d'autant plus sensible aux valeurs que véhicule l'Hermione : « Certes, nous avons reconstruit ce bateau avec une authenticité rarement atteinte dans le monde entier. En revanche, sur le plan maritime et social, nous avons suivi une réglementation stricte. Les cages à poules sont occupées par les canots de sauvetage, la nourriture est conservée dans des réfrigérateurs et il y a des sanitaires à bord. Et deux moteurs électriques pour trois groupes électrogènes dont le dernier sert aux installations du bord.




La sécurité, on ne plaisante pas avec. N’oublions pas que L’Hermione, la première, s’est perdue dans les cailloux. Donc, les outils de navigation précis de notre époque sont de rigueur. Le maître mot, c’est l’anticipation, on ne veut pas battre des records, mais arriver à l’heure au rendez-vous. »



La vie à bord : Durant ces 20.000 km parcourus, L’Hermione a accueilli en permanence 80 matelots. Des gabiers amateurs, pour la plupart, mais sélectionnés avec précaution par l’association organisatrice. S’il y a eu plusieurs bordées de « moussaillons », autrement dit des roulements de l’équipage lors des escales, le challenge reste le même : il faut savoir vivre en communauté, travailler en équipe, faire confiance et accepter de ne plus franchement avoir de vie privée.