dimanche 7 août 2022

220804-rando sur la Côte des Légendes avec Patrick

 

1 - Une tour de 15 m. Cinq guetteurs de la marine y travaillent. Ils sont « les yeux et les oreilles du Cross Corsen ». Surveillance terrestre, aérienne et maritime, les sémaphores forment une chaîne forte d'une cinquantaine d'établissements. Elle assure un ensemble de missions de service public : outre sa fonction militaire de veille, de régulation du trafic maritime et de surveillance territoriale, elle rentre aussi dans un dispositif de sécurité lors des sauvetages et fournit également des relevés météorologiques. Le réseau des sémaphores dépend de la Marine nationale. Dispersés le long de la côte française, ces établissements couvrent chacun un secteur maritime bien défini : « Le sémaphore de Brignogan a été construit en 1980, il a remplacé celui de l'aber Wrac'h qui avait un panorama de surveillance trop limité ». Sa situation permet à la tour de couvrir l'horizon de Portsall à l'île de Batz. La chambre de veille, située à 15 m de hauteur, offre une vue imprenable. Il faut d'abord franchir les 83 marches d'un escalier en colimaçon qui permet l'accès aux cinq étages de la tour. Cinq guetteurs se relayent pour une veille permanente à la pointe du Bilou.





2 - Les blocs de granit sortent des eaux turquoises et peuplent les plages de sable fin. Des rochers qui sculptent la côte. Ces chaos de granit constituent une véritable curiosité géologique qui fait de la Côte des Légendes un lieu particulier… Pour qui souhaite les observer assez longtemps, il pourrait y trouver des formes familières.
















3 - Meneham du breton « Menez ham », signifie « le hameau derrière le mont ». Implanté sur la commune de Kerlouan, le site de Meneham se situe au cœur du Pays Pagan qui s’étire de Goulven jusqu’à Plouguerneau. Riche de 300 ans d'Histoire, le site de Meneham regorge d'histoire(s) grandeur nature ! Son acte de naissance remonte aux années 1756, lorsque le corps de garde est édifié au milieu des rochers. Quant au village, il est créé au XIXe siècle et abritait des douaniers puis des habitants vivant à la fois de la terre et de la mer.
















4 - Situé sur la pointe de Beg-Pol à de Brignogan-Plages, le phare de Ponstuval est érigé entre 1865 et 1869. D’une hauteur de 14,5 mètres et 18,3 mètres au-dessus du niveau de la mer, l’édifice servait de relais entre le phare de l’île Vierge et le phare de l’île de Batz. 56 marches sont nécessaires pour atteindre la lanterne qui émet trois éclats blancs et rouges toutes les 12 secondes.Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 2016. En s’approchant de l’édifice et des côtes, on ne peut qu’être ébloui par le paysage.





5 - La Côte des Légendes, fabrique d’imaginaire. Ici, les marées et la lumière s’amusent avec les paysages en les transformant à chaque saison, jour ou heure. Rester observer ce spectacle amène souvent à se déconnecter pour vivre l’instant. Ce qui étonne en premier lieu, ce sont les rochers. À qui veut les observer assez longtemps, ces blocs de granit dissimulent sous leurs traits bruts des formes familières, entre crapauds et monstres imaginaires. Certains aiment cacher des criques de sables fins à l’eau azur. Deux d’entre eux entourent même un corps de garde à Meneham !




















6 - Les équipements sportifs Port de plaisance font partie de l'installation sportive Port De Pontusval situé dans la commune de Brignogan-Plage. Cet équipement (Port De Pontusval) a été mis en service en 1985-1994, cet espace sportif est de type Port de plaisance. On pratique nombre d’activités sportives à Port De Pontusval : motonautisme, jet hydrojet, aéroglisseur à Brignogan-Plage, dériveur, multicoques, courses océaniques, voile traditionnelle, match racing à Brignogan-Plage. L'équipement sportif Port De Pontusval se trouve à proximité des quartiers Brignogan-Plages.
























vendredi 1 juillet 2022

220627-Quatre supports d'éoliennes à Brest

 74 m, 1 175 tonnes… Les premières fondations du parc éolien en baie de Saint-Brieuc arrivées à Brest

Quatre supports de 74 m de hauts sont arrivés au port de Brest vendredi 17 juin 2022. Il s’agit d’une imposante cargaison, les quatre premières fondations du futur parc éolien en mer de Saint-Brieuc, initié par la société Ailes Marines, en provenance d’Espagne.

Hautes de 74 mètres, pesant 1 175 tonnes et reposant sur trois pieds, ces supports ont été fabriqués par la coentreprise Navantia-Windar. Une partie des composants ont été fabriqués sur le polder EMR de Brest, ce qui motive cette escale.



62 fondations au total - Les quatre fondations de type « jacket » ont été transportées sur la barge Sarens Caroline et passeront une semaine à Brest afin de « préparer et sécuriser les opérations d’installation à venir ». Elles rejoindront ensuite la baie de Saint-Brieuc, où la pose est prévue dans le courant de l’été. Au total, 62 fondations de ce type y seront transportées.

Ce sont les premiers éléments visibles de ce chantier et l’étape brestoise marque un temps fort dans le déploiement de cette nouvelle filière industrielle et maritime. Décarboner notre énergie est indispensable, gagner en indépendance énergétique est essentiel.



Ces quatre premiers supports d’éolienne à poser en mer devant Saint-Brieuc vus à Brest permettent d’appréhender la taille de ces impressionnantes structures offshore. La barge qui les remonte de Fene, dans le Nord-Ouest de l’Espagne, transporte quatre de ces supports, dressés à la verticale et prêts à rejoindre leur site d’implantation et plus tard les pales qui leur permettront de fonctionner. L’escale est prévue pour plusieurs jours à Brest, le convoi devant poursuivre son chemin vers Saint-Brieuc entre le 24 et le 28 juin.


Presque deux fois le pont de Plougastel - Ces supports d’éolienne sont presque deux fois plus hauts que le tablier du pont de Plougastel, qui culmine à 42 m et de l’impressionnant viaduc du Gouet à Saint-Brieuc qui plafonne à 64 m, soit 10 m de moins que ces ensembles de 1 175 t d’acier pièce. Battu également le monument américain de Brest et ses 30 m de granite posé sur la falaise d’une vingtaine de mètres. Il faut grimper tout au haut des piliers du téléphérique brestois pour atteindre les 80 m de hauteur et dépasser de quelques mètres celle de ces supports d’éolienne en mer.

Le convoi est passé le long de la digue du château et devant le quai Malbert, une première pour le port de Brest et pour un champ d’implantation d’éoliennes en mer français.



L’acier qui sert à la fabrication des supports d’éoliennes posées en mer multiplie les manipulations à terre et les transports par bateau. Avant de produire proprement de l’électricité, longue est la route de la sobriété énergétique. Le sujet des batteries de véhicules électriques est connu, à l’instar de certains produits « bio » acheminés du bout du monde. L’acier utilisé par l’entreprise espagnole Navantia et ses entreprises associées va parcourir des milliers de kilomètres avant de rejoindre la baie de Saint-Brieuc. Pourtant, la localisation d’une partie du chantier de construction à Brest donnait l’impression de jouer la carte locale et de la proximité géographique par rapport à la zone d’implantation de ces éoliennes.



Acier coréen préparé à Brest, assemblé en Espagne - Vingt-huit supports d’éolienne sur les 62 programmés ont été préparés en Espagne. Le site de Brest a été missionné pour en réaliser 34, chaque élément de ces 34 « jackets » repartant en Espagne pour y être assemblés (soudés), sablés et peints. Un voyage de plus pour cet acier qui reviendra en Bretagne pour l’installation finale. Navantia avance des arguments de levage, de réception de pièces lourdes et des moyens optimisés de sablage et peinture sur son site de Fene, en Galice.



La matière première provient de fonderies réputées de Corée du Sud, alors il a fallu parcourir plus de 15 000 km par bateau pour acheminer les tubes de plusieurs diamètres jusqu’en Espagne, sur le port de Fene (Galice) ou vers le nouveau polder de Brest.

Dès la mise en service de ce parc de 62 machines, le bilan carbone ne tardera pas à s’inverser avec 9 % de la production bretonne. L’achat d’acier répond à des logiques de marché mondial, dès la mise en service de ce parc de 62 machines, le bilan carbone ne tardera pas à s’inverser avec 9 % de la production bretonne.



D’encore plus grosses machines à produire - Importante consommation énergétique pour obtenir et façonner cet acier venu d’Asie (découpes et complexes points de soudure), multiplication des manipulations à terre et des trajets par bateau… L’empreinte carbone sera à rattraper durant les premières années d’exploitation. Au-delà du projet briochin, le gigantisme des éoliennes en mer (posées et flottantes) de demain ne devrait, a priori, pas faire diminuer la facture et l’empreinte énergétique de ce temps de fabrication. Et ce qui est perdu sur le plan des émissions carbone reste définitivement perdu pour l’environnement, quel que soit le bénéfice visé au fil de 25 années de production.